Critique : La 5ème Vague

Adaptation d’un roman pour jeunes adultes dans la lignée des Hunger Games, Le Labyrinthe ou encore Divergente, La 5ème Vague plonge des adolescents face des extraterrestres déterminés à exterminer l’espèce humaine. Autant être direct, Chloe Grace Moretz atterrie, encore une fois, dans un sacré bousin !

Bas-fonds

En marge des films de super-héros, les adaptations des romans pour un public dit de jeunes adultes se sont multipliés au cours de ces dernières années. Pour la plupart très rentables, ces films se montrent souvent ratés, abordant des thématiques touchant aux adolescents avec un manque de justesse, de subtilité (et d’originalité) des plus hallucinants. La 5ème Vague, réalisé par J Blakeson, seulement connu pour La Disparition d’Alice Creed, s’inscrit dans le pire de cette « vague » justement : techniquement loin d’être vraiment raté, c’est par son caractère inoffensif et son sérieux déconcertant, alors que les maladresses et le ridicule surgissent dans de nombreuses scènes, qu’il s’avère doucement pénible. Chloe Grace Moretz, abonnée aux adaptations foireuses et autres remakes puant, campe Cassie Sullivan, une lycéenne qui va tenter de survivre à une invasion extraterrestre pour retrouver son jeune frère. Invasion qui se déroule en plusieurs vagues, montrées dans une logique elliptique assez efficace malgré des scènes qui donnent l’impression d’avoir été vues des dizaines de fois : arrêt des appareils électriques, raz-de-marée et pandémie, vaisseau mère surplombant une ville, … Déjà, le metteur en scène montre son manque d’ambition, comme la bande originale de Henry Jackman, mais qui sait, le film pourrait basculer ?

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Et La 5ème Vague bascule en effet dans les bas-fonds du cinéma dans sa seconde partie où, l’humanité, sacrément amochée, devra affronter ses semblables contrôlés par ceux qui furent baptisés « les autres » – aucun hommage au film d’Alejandro Amenábar n’a été retrouvé. L’armée met au point des lunettes afin de détecter les personnes contrôles par ce qui ressemble à des Facehugger intracrânien dans Alien – ou bien à une violente sinusite. Recrutés de force et plus moins formés au combat – le ridicule pointe à nouveau son nez –, ce sont les enfants qui sont envoyés sur le front, dont le frère de Cassie et celui pour lequel elle en pinçait au bahut, Ben (Nick Robinson). En parallèle, Cassie, aidée par l’archétype risible du mâle alpha, déplacé en pleine forêt, fait route vers la base militaire où son frangin a été envoyé. Sans aucune qualité en matière d’action et encore moins d’introspection, les arguments proposés flirtent avec le zéro pointé. Truffé d’incohérences, singeant autant ses pairs – Hunger Games, Twilight – que le grand cinéma de science-fiction – Alien, Invasion Los Angeles –, La 5ème Vague tient plus du cinéma poubelle que du cinéma de divertissement. Venant d’une trilogie de romans, le film appelle naturellement à une suite : nous aurons peut-être la chance de nous en passer si le box-office refroidit les producteurs.

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La 5ème vague

Film américain
Réalisateur : J Blakeson
Avec : Chloe Grace Moretz, Nick Robinson, Liev Schrieber, Zackary Arthur, Maika Monroe
Titre original : The 5th Wave
Scénario de :

Bande Annonce (VOST) :

Article rédigé par Dom

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2 commentaires

  1. J’étais perplexe lorsque j’ai vu la bande annonce, à aucun moment on ne voit les envahisseurs. Je vais plutôt attendre la sortie en dvd pour le voir!

  2. Je n’ai pas du tout été emballé par ce film, je vous conseille plutot d’aller voir deadpool même si ce n’est pas dans le même registre 😉

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