Revoir The Artist (et revoir sa copie)

Certains parmi vous, chers lecteurs, ont probablement déjà consulté la chronique consacrée au film muet de Michel Hazanavicius, The Artist, positive mais modérée, rédigée en plein Festival de Cannes. Ayant eu la chance de revoir le film grâce à Allociné, dans des conditions que l’ont pourrait qualifier d’optimales, force est de constater que les réserves émises étaient infondées : The Artist n’est pas un bon film, c’est un grand film. Je revois donc ma copie et je vous propose de découvrir l’échange avec le producteur Thomas Langmann, le cinéaste Michel Hazanavicius et l’acteur Jean Dujardin, grâce à Nivrae.

Qu’il est cruel, ce Festival de Cannes ; à avaler des films comme on engloutit une boite de chocolats – sans même considérer les fêtes diaboliques –, l’appréciation de certaines œuvres se retrouve biaisée. Je ne vais pas remettre en cause toutes les critiques produites lors du festival, mais il faut se rendre à l’évidence : parfois, on écrit des conneries. Dans le cas présent, pour le nouveau film de Michel Hazanavicius, mettant en scène Jean Dujardin et Bérénice Bejo à la charnière du cinéma muet au parlant, à Hollywood(land), j’avais modéré mon enthousiasme à partir de la séquence qui marque la chute de George Valentin, la star du muet déchue par le progrès technologique – alors que dans les faits, il n’en est rien. Hazanavicius ne change aucunement de régime dans sa mise en scène, le déclin de Valentin, contrasté par l’ascension de Peppy Miller, est traité avec un regard pertinent qui ne néglige jamais l’émotion, fil conducteur du long-métrage.
Je ne crache pas non plus sur l’article précédemment rédigé ; seulement, les deux phrases suivantes sont à oublier :
« Le récit est toutefois victime d’un long flottement lorsqu’il dépeint la chute d’une idole. Suite à une excellente séquence de cauchemar, Hazanavicius semble perdre pied dans la composition de ses scènes et les apparitions sporadiques de Bejo à l’écran créent un véritable désagrément. »

Je revois donc la « note » attribuée au film de 3,5 à 4 étoiles, ce qui peut paraître dérisoire mais, dans tout système de notation, aucun écart ne peut être négligé, aussi mince soit-il.
Je pense que ce mea culpa ne nécessite pas un développement plus conséquent et je vous invite alors à regarder, grâce à Nivrae, le débat qui a suivi la projection :



The Artist, en salles le 12 octobre 2011.
Vous pouvez également retrouver quelques photos sur la page Facebook de Silence Action.
Merci encore aux équipes d’Allociné pour l’organisation de ce type d’événements qui sont toujours un succès – aucun rapport avec Uncle Ben’s.

(Non, je ne fais pas de placement de produit.)

Article rédigé par Dom

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Un commentaire

  1. Ca me donne encore envie de le voir disdonc !

    J’ai voulu regarder la vidé mais elle lague trop …

    J’ai quand même eu le temps de pouvoir admirer l’humour et le charisme de Dujardin

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