Critique : La Favorite

Récompensé en 2017 du Prix du meilleur scénario à Cannes pour Mise à mort du cerf sacré, Yórgos Lánthimos pose sa plume pour se concentrer sur la mise en scène avec La Favorite. Ce biopic, écrit par Deborah Davis et Tony McNamara, est peut-être le meilleur film du cinéaste grecque.

Pouvoir et servitude

Yórgos Lánthimos est définitivement un cinéaste des plus surprenants, par la nature de ses œuvres mais aussi la trajectoire singulière qu’elles tissent au fil des années. Après The Lobster, jusqu’à maintenant son film le plus accessible, lui valant un Prix du jury à Cannes, il retourne à un cinéma plus vénéneux et troublant avec le mal aimé Mise à mort du cerf sacré, en affinant sa mise en scène dans un style qui touche parfois à l’univers de Stanley Kubrick. Avec La Favorite, le voilà qui s’attaque au genre du biopic, tout en nourrissant cet aspect kubrickien dans son style, notamment dans l’emploi des courtes focales et du steadicam – et di