Test Blu-ray : Affreux, sales et méchants

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Fiche Technique :

Affreux, sales et méchants (1976) réalisé par Ettore Scola
Avec : Nino Manfredi, Maria Luisa Santella, Francesco Anniballi
Titre original : Brutti, sprochi e cattivi
Durée : 116 min
Genre : Comédie dramatique
Blu-ray testé : Edition française – Région B
Pistes Audio : Italien, Français DTS-HD Master Audio 1.0
Sous-titres : Français
Format d’image : 1.85
Codec : MPEG-4 AVC
Résolution : 1080p
Editeur : Carlotta Films

 

 

Synopsis :

Dans un bidonville à Rome, Giacinto règne en tyran sur sa nombreuse famille. Tous acceptent son autorité et sa mauvaise humeur, car le patriarche possède un magot que chacun espère lui voler. Chaque jour, il lui faut trouver de nouvelles cachettes et défendre son bien fusil en main. Lorsqu’il décide d’installer sa concubine dans le baraquement, la révolte gronde…

Le film :

Dans la pénombre, un bébé crie. La caméra suit l’enfant porté de bras en bras dans un mouvement panoramique, où l’on aperçoit à peine les nombreux membres de la famille Mazzatella. Combien sont-ils, presque entassés les uns sur les autres dans ce qui est probablement un taudis crasseux ? Impossible à dire – et même en plein jour, il sera difficile de compter ! Ce qui pourrait alors lancer une dure chronique sociale sur la misère dans la périphérie romaine des années 1960 emprunte une direction bien plus féroce, celle d’une comédie noire où la misère n’est que le foyer d’une bande d’individus repoussants et sordides. A la tête de cette famille implantée dans un bidonville presque surréaliste – la journée, les enfants sont enfermés dans un parc ignoble –, Giacinto vit dans la crainte d’être volé par les siens. Blessé à l’œil gauche, le patriarche cache un petit pactole d’un million de lires qu’il ne compte pas dépenser pour le bien de sa famille, rongé par une avarice et un égoïsme sans limites. Ce personnage détestable, que campe brillamment Nino Manfredi fascine sans mal, car bien que mauvais, le devenir de sa personne et de sa coquette somme dicte le mouvement empâté d’Affreux, sales et méchants. Rarement un film n’aura aussi bien porté son titre tant les personnages se montrent tous aussi détestables les uns que les autres, des plus jeunes aux plus âgés, avec la grand-mère infirme scotchée au poste de télévision, traitée comme une reine lorsqu’elle perçoit son chèque de retraite. Drôle et cynique, le film doit aussi sa force par la mise en scène fabuleuse d’Ettore Scola – d’ailleurs récompensé du prix de la mise en scène à Cannes en 1976 –, favorisant la profondeur de champ où se manifeste toujours pleinement le cadre abominable dans lequel évolue ses personnages, avec, toujours, au-delà des routes, la resplendissante Rome, qui semble tourner le dos à ce triste spectacle. Dans un univers hypocrite, où venir à l’aide des siens tient littéralement du cauchemar, Affreux, sales et méchants offre une chronique corrosive et dérangeante par son regard détraqué et malicieux sur la famille et la pauvreté.

Bande annonce (VOST) :

 

Le Blu-ray

– Image :

Si certains plans larges se montrent moyennement convaincants en terme de piqué et de finesse dans le niveau de détail, ce master haute définition débarrassé de toute trace et vilain artefact a le mérite de conserver la texture de l’image composée par le chef opérateur Dario Di Palma. Il serait même injuste de critiquer la qualité de cette image riche par sa profondeur de champ, qu’il s’agisse du bidonville où le centre de Rome en arrière-plan semble ignorer la misère ou dans le gourbi des Mazzatella. De plus, les noirs se montrent profonds sans avaler les détails et les contrastes sont irréprochables. Il y a quelques variations de colorimétrie dans certains plans, mais ces dernières sont rares. Excellents piqué et niveau de détail sur les plans plus serrés sur ces affreux zozos et leurs errances ahurissantes.

– Son :

Seule la piste en VO est testée.
Le mono original a été conservé pour une piste en DTS-HD Master Audio. Sans parasite, le flux audio trouve probablement ses limites dans le travail effectué à l’époque. Ainsi, si le canal des voix est satisfaisant, il ne sera pas rare de constater un léger effet de saturation, sans doute irrécupérable par l’enregistrement d’origine. Dans Affreux, sales et méchants, la musique, signée Armando Trovajoli, se montre rare et en retrait – un peu comme la bonté chez ces personnages ! Une piste audio sans éclat, mais de facture correcte.

– Bonus :

– Bande annonce, en définition standard.

Annotations :

Une fois n’est pas coutume pour Carlotta Films, on regrettera l’absence complète de bonus.

 

Film :
4.5 étoiles
Image:
4 étoiles
Son :
3.5 étoiles
Bonus :
0 étoile
Avis Global :
3.5 étoiles
Article rédigé par Dom

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