Test Blu-ray : The Third murder

Fiche Technique :

The Third Murder (2017) réalisé par Hirokazu Kore-eda
Avec : Masaharu Fukuyama, Kôji Yakusho, Suzu Hirose, Yuki Saito, Isao Hashizume, Mikako Ichikawa
Titre original : Sandome no satsujin
Durée : 125 min
Genre : Drame, Policier
Blu-ray testé : Edition française – Région B
Pistes Audio : Japonais, Français DTS-HD Master Audio 5.1, Audiodescription DTS
Sous-titres : Français (obligatoires en VO), Français pour sourds et malentendants
Format d’image : 2.39:1
Codec : MPEG-4 AVC
Résolution : 1080p
Editeur : Le Pacte

Synopsis :

Le grand avocat Shigemori est chargé de défendre Misumi, accusé de vol et d’assassinat. Ce dernier a déjà purgé une peine de prison pour meurtre 30 ans auparavant. Les chances pour Shigemori de gagner ce procès semblent minces, d’autant que Misumi a avoué son crime, malgré la peine de mort qui l’attend s’il est condamné. Pourtant, au fil de l’enquête et des témoignages, Shigemori commence à douter de la culpabilité de son client.

Le film :

Avant de décrocher la Palme d’or en mai avec Une Affaire de Famille, Hirokazu Kore-eda voyait son premier drame judiciaire gagner les salles françaises au mois d’avril. Le noyau de l’œuvre du cinéaste japonais réside dans la famille, et il ne s’en éloigne guère ici puisqu’il met face à face deux pères aux rôles défaillants, l’un parce qu’il a passé 30 ans en prison sans voir sa fille grandir, Misumi (Kôji Yakusho), et l’autre car il est un avocat de renom qui s’est consacré à sa tâche et se retrouve en instance de divorce, Shigemori (Masaharu Fukuyama).
En liberté conditionnelle, Misumi assassine froidement un homme dont il brûle le cadavre. C’est le patron de l’usine de laquelle il venait d’être renvoyé. Cette scène d’ouverture, qui nous place directement dans un contexte de polar inédit chez Kore-Eda, va construire une réflexion sur la peine de mort et la notion de vérité qui travailleront tout le film.

Selon sa défense et le déroulement du procès, Misumi risque d’être exécuté. Pourtant, cet homme étrange et presque mystique semble peu troublé à l’idée de mourir. Questionné, sa version des faits évolue, change radicalement : Shigemori, n’oeuvrant pas pour la vérité mais le bien de son client, se retrouve désarçonné, enquêtant sur les tenants et aboutissants de ce meurtre où l’assurance-vie du défunt peut être la clé, tandis que la fille du patron fréquentait l’accusé depuis plusieurs semaines. Clairement, Kore-Eda souligne l’aberration de la peine de mort, mais le mode narratif emprunté peine à séduire. Il y a même un mariage des genres qui n’aboutit pas tout à fait, une langueur qui ressort des longs dialogues qui ne confinent jamais vraiment à l’atmosphère du thriller. On pense parfois à La vie de David Gale d’Alan Parker, mais sous un mode plus intimiste et moins convaincant – le film expose sa position tôt pour ensuite leurrer son protagoniste, et donc le spectateur. Il faut dire aussi que la musique douceâtre de Ludivico Einaudi ne joue pas en la faveur du film non plus. Porté par des valeurs extrêmement fortes, un questionnement du système judiciaire et quelques images superbes, The Third Murder marque un renouvellement plutôt inabouti dans la carrière d’Hirokazu Kore-Eda.

 

Le Blu-ray

– Image :

Avec quelques extérieurs nocturnes en bordure de Tokyo ou dans les contrées enneigées d’Hokkaido, The Third Murder sort peu des bureaux et parloirs mais bénéficie toujours d’un excellent niveau de détails et d’un piqué d’une grande finesse. L’image, parfaitement contrastée, joue sur une alternance d’ambiance entre le face-à-face avec le détenu et ses couleurs ténébreuses avec des scènes plus chaleureuses au cabinet de Shigemori. On trouve quelques petites traces de compression dans les noirs de certaines scènes et un léger scintillement ça et là, mais ces défauts mineurs sont très peu présents.

– Son :

Seule la piste en VO est testée.
La piste en japonais DTS-HD Master Audio 5.1 se montre parfaitement équilibrée. La musique, assez décevante de Ludovico Einaudi, voit ses notes de piano se glisser dans tous les modules de l’installation audio, se mariant avec les effets ambiants qui développe une ambiance réaliste à chaque scène. Le dynamisme ne pourra guère s’exprimer au long du film mais il y a du répondant, notamment au travers des nombreux échanges verbaux. La perfection est parfois discrète !

– Bonus :

Les bonus sont en haute définition
– Entretien avec Hirokazu Kore-eda (10 min)
– Galerie Photo (vidéo de 2 min)
– Bande annonce

 

Film :
2.5 étoiles
Image:
4.5 étoiles
Son :
5 étoiles
Bonus :
2 étoile
Avis Global :
2.5 étoiles
Article rédigé par Dom

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