Test Blu-ray : Interstellar

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Fiche Technique :

Interstellar (2014) réalisé par Christopher Nolan
Avec : Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Wes Bentley, Michael Caine, Jessica Chastain, John Lithgow, David Gyasi, Casey Affleck
Durée : 169 min
Genre : Science-fiction, Drame
Blu-ray testé : Edition française – Région B
Pistes Audio : Anglais, Français DTS-HD Master Audio 5.1 ; Italien, Brésilien, Espagnol Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français, Italien, Brésilien, Espagnol, Néerlandais ; Anglais, Italien pour malentendants
Format d’image : 2.40:1 et 1.78:1
Codec : MPEG-4 AVC
Résolution : 1080p
Editeur : Warner. Bros. France

 

Synopsis :

Une équipe d’astronautes voyage au travers d’un trou de vers pour tenter d’assurer la survie de l’espèce humaine.

Le film :

Toujours soufflé par le voyage cosmique et sa puissance émotionnelle, je ne vois rien à ajouter à cette critique publiée lors de la sortie du film ainsi que ce dossier – qui révèle des points clés de l’intrigue. Simple remarque supplémentaire, venue de lectures et de conversations : d’aucuns décrient le film pour sa dernière partie en s’appuyant plus ou moins sur des arguments scientifiques. Interstellar reste un produit de l’imaginaire, et comme de nombreuses œuvres de science-fiction, il est possible de remettre en question certains rouages narratifs. Tout repose sur la crédulité du spectateur, et difficile de résister à la spectaculaire aventure de Christopher Nolan, menée avec brio par Matthew McConaughey, Anne Hathaway et Jessica Chastain.

Bande annonce (VOST) :

 

Le Blu-ray

– Image :

Tout comme avec les Batman de Christopher Nolan, Interstellar se déroule en alternant deux formats, le scope en 2.40:1 et l’IMAX en 1.78:1. Ce dernier est employé pour les séquences d’action et certains extérieurs. Les transitions ne perturbent en rien le visionnage du film, si ce n’est qu’une plus grande immersion procède du 1.78:1, légèrement plus lumineux et détaillé que le scope sans pour autant trancher avec l’homogénéité de l’ensemble. La trajectoire du film offre une grande diversité d’ambiances visuelles, du cadre champêtre terrien envahi par la poussière au noir infini de l’espace en plaçant par une planète de glace. Qu’il s’agisse des scènes nocturnes dans la maison des Cooper ou du cockpit d’un vaisseau, chaque plan offre des contrastes solides avec un niveau de détail élevé. Et ce transfert conserve la texture pellicule chère à Christopher Nolan, offrant notamment aux visages un piqué et des couleurs caractéristiques, plus charnels qu’avec la plupart des films numériques. Porté par un incroyable travail sur les effets visuels, ce film, qui marque la première collaboration entre le chef opérateur Hoyte Van Hoytema et Christopher Nolan, offre d’époustouflantes scènes spatiales, d’un réalisme inouï. Avec un tel transfert, nul besoin d’une combinaison de cosmonaute pour se croire aux côtés de ces explorateurs intergalactiques.

– Son :

Seule la piste en VO est testée.
S’il y a un léger point regrettable, et qu’on pouvait naturellement attendre après avoir vu le film en salle, c’est bien le mixage. La musique de Hans Zimmer, épine dorsale de l’émotion du film, vient parfois écraser tout l’espace sonore, y compris le canal des voix, qui, malgré sa clarté, aurait mérité une place plus opportune. Avec des réglages standards, profiter d’un rendu « normal » des dialogues impliquera alors une sollicitation parfois extrême de toute l’installation, le dynamisme de la piste VO en DTS-HD MA 5.1 étant impressionnant. Dans certaines situations, le caisson de basse flirte avec la secousse sismique tandis que les engins spatiaux sont éprouvés jusque dans leurs dernières limites. Loin d’être centré sur l’action, Interstellar présente également des ambiances sonores plus sages et équilibrées.

– Bonus :

Les bonus, en haute définition, se trouvent sur un second blu-ray.
– La science d’Interstellar, documentaire de 50 minutes consacré à la conquête spatiale et aux phénomènes scientifiques du film.

Les coulisses du film, divisées en modules :
– Préparer un voyage interstellaire (8 min)
– La vie dans la ferme de Cooper (10 min)
– La poussière (2 min 30)
– TARS et CASE (9 min 30)
– Les sons cosmiques d’Interstellar (14 min)
– Les combinaisons spatiales (4 min 30)
– L’Endurance (9 min 30)
– Le tournage en Islande, les planètes de Miller et Mann (13 min)
– Le ranger et le lander (12 min)
– Miniatures dans l’espace (5 min 30)
– La simulation de l’apesanteur (5 min 30)
– Phénomènes célestes (13 min 30)
– A travers le temps et les dimensions (9 min)
– Dernières pensées (6 min)

– 4 bandes annonces du film

 

Film :
5 étoiles
Image:
5 étoiles
Son :
4.5 étoiles
Bonus :
5 étoile
Avis Global :
5 étoiles
Article rédigé par Dom

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4 commentaires

  1. Compte tenu de l’ambition du film, je trouve cette édition presque trop normale et sans prétention.
    Pas de coffret ultime avec la BO, un bout de pellicule, un cheveu d’Anne Hathaway, un pin’s « I love Nolan » et autres goodies indispensables 🙂

    Je ne serais pas étonné qu’une nouvelle édition plus riche pointe son nez d’ici la fin de l’année pour les fêtes. Dans cette attente, je vais passer mon tour; d’autant que j’ai assez peur d’être déçu par rapport à ce que j’ai pu voir au cinéma, installation plus modeste oblige.

  2. De mémoire, sauf pour le dernier Batman, les blu-ray des films de Christopher Nolan n’ont pas d’éditions gonflées aux goodies.

    Il y a seulement au travers de la fnac une édition avec la bande originale et un livret de 48 pages, déjà plus ou moins indisponible sur internet : http://video.fnac.com/a8126297/Interstellar-Coffret-Collector-Blu-Ray-Steelbook-Edition-Speciale-Fnac-Matthew-McConaughey-Blu-Ray

    Mais si nos amis de Warner Bros. France passent par ici, peut-être qu’ils réfléchiront à piquer quelques cheveux aux comédiens pour une nouvelle édition !

  3. Salut Dom,
    Voilà qui donne envie! Je viens de le recevoir mais j’attends « le moment idéal » pour repartir là-haut avec Nolan. Merci pour ce test. Il confirme que je vais encore vivre un très grand moment de cinéma. Peu importe que certaines théories énoncées dans ce film tiennent ou non la route, je salue encore une fois l’ambition et l’exigence du réalisateur d’Inception et de la fascinante trilogie Dark Knight. Moins viscéral que l’ahurissant Gravity (qui continue de me bluffer) Interstellar conjugue malgré tout le même verbe : décoller.

  4. Tout est dit, et effectivement, « Gravity » et « Interstellar » sont deux films qu’on peut aimer sans les opposer. Ils n’ont pas les même ambition mais nous emmènent tous deux là où nous n’irons jamais – enfin, qui sait ?

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