[Test Blu-ray] Scarface (Brian De Palma)

Fiche Technique :

Scarface (1983) réalisé par Brian de Palma
Avec : Al Pacino, Michelle Pfeiffer, Steven Bauer, Mary Elizabeth Mastrantonio, Robert Loggia
Durée : 170 min
Genre : Thriller, Drame
Blu-ray testé : Edition française – Région B
Pistes Audio : Anglais DTS-HD Master Audio 7.1 ; Français, Anglais, Italien, Allemand, Espagnol DTS 2.0 ; Japonais Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français, Anglais, Italien, Allemand, Espagnol, Japonais, Cantonnais, Danois, Finlandais, Suédois, Norvégien, Néerlandais, Coréen, Portugais, Mandarin
Format d’image : 2.35:1
Codec : VC-1
Résolution : 1080p
Editeur : Universal Pictures

 

Synopsis :

En 1980, Tony « Scarface » Montana bénéficie d’une amnistie du gouvernement cubain pour retourner en Floride. Ambitieux et sans scrupules, il élabore un plan pour éliminer un caïd de la pègre et prendre la place qu’il occupait sur le marché de la drogue.

Mini-critique :

Avec Scarface, Brian De Palma et Oliver Stone revoient le film de gangster homonyme signé Howard Hawks, transposé aux années 80 et employant une toile de fond historique. Tony Montana, un réfugié politique cubain, compte bien s’emparer des merveilles accessibles aux hommes de pouvoir de sa nouvelle patrie et ce, en devenant un criminel respecté et redouté. A Miami, avec l’aide d’amis expatriés, Montana grimpe les échelons quatre à quatre jusqu’aux cimes du banditisme. Cette ascension est sans doute la partie la plus saisissante du film, grâce au jeu fantastique d’Al Pacino, petite teigne rusée comme un singe – attention à ne pas prononcer ce nom d’animal à son égard –, capable d’exploser à la moindre étincelle, mais aussi par le parcours présenté, jonché d’autant de possibilités de se forger un nom que de finir entre quatre planches. Dans ce récit parsemé de règlements de compte, de trahisons et de fusillades, c’est sur la fibre sentimentale que Brian De Palma échoue, notamment dans la relation autoritaire entre Tony et sa soeur Gina. Les séquences accusent d’une frontalité et d’une emphase musicale phagocytant l’émotion et le propos. Malgré quelques scènes à la violence tétanisante, ce n’est pas par la force que Montana s’impose, mais par son intelligence au service d’un rêve de pouvoir. Un rêve qui, une fois devenu réalité, détruit autant l’intensité du film que son protagoniste. A la tête de son empire, Montana n’est plus qu’un gangster désabusé.
Au fond, ce personnage de caïd plus complexe qu’il n’y paraît permet à Brian De Palma et Oliver Stone de témoigner d’un mal incurable : des rues malfamées au splendide manoir, la soif de bien-être suprême, incapable de tolérer un bonheur simple, se heurte toujours à sa propre force destructrice.

Bande annonce (VO) :

 

Le Blu-ray

– Image :

Hormis les images d’archives introduisant le film, qui ont gardé leur désuétude esthétique, l’intégralité de Scarface a été restaurée avec soin. On peut constater une réduction du grain qui n’affecte pas tout à fait la singularité de la pellicule et des contrastes légèrement trop prononcés dans les scènes obscures mais ce transfert excelle en terme de piqué et de couleurs. Des extérieurs à Miami aux boites de nuit et restaurants chics, c’est une myriade de détails qui s’offre au regard. Les possesseurs d’une édition DVD de Scarface peuvent la troquer contre celle-ci les yeux fermés.

– Son :

Seule la piste en VO est testée.
Artillerie lourde ! Du DTS-HD Master audio 7.1 qui est proposé sur cette édition blu-ray de Scarface. Si les compositions de Giorgio Moroder n’étaient pas autant marquées du sceau des années 80, la sensation d’être en présence d’une piste contemporaine serait quasiment complète. Dans l’absolu, il faut avouer que les fusillades et effets n’égalisent pas ce qu’on peut entendre sur les dernières productions d’un Michael Mann (pour ne citer que lui) en terme de réalisme et dynamisme, mais la spatialisation est tout à fait exemplaire. Ce sont les musiques qui bénéficient du meilleur rendu, et avec vigueur. Le canal des voix, très propre, souffre seulement d’un léger sous-mixage sonore.

– Bonus :

Tous les bonus sont en définition standard.
– Le phénomène Scarface (38:32)
– Scènes coupées (22:29)
– Le monde de Tony Montana (11:38)
– La renaissance (10:08)
– L’interprétation (15:05)
– La création (29:35)
– Le making-of de Scarface : le jeu vidéo (12:05)
– Scarface : la version TV (02:48)
Fonctionnalités U-Control : au cours du film, il est possible d’afficher un compteur de mots « Fuck » ainsi que du nombre de coups de feu tirés ou bien d’afficher, en incrustation, des interviews de l’équipe du film.

Annotations :

Pour les aficionados, Scarface existe également en édition collector avec de nombreux goodies :


L’édition testée ici est un superbe steelbook qui contient également la copie digitale sur un disque supplémentaire.

Film :
4 étoiles
Image:
4.5 étoiles
Son :
4.5 étoiles
Bonus :
3.5 étoile
Avis Global :
4 étoiles
Article rédigé par Dom

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4 commentaires

  1. Un film mythique mais qui en VO est assez dur car il y a un peu trop de f***. Si certaines scènes ont un peu pris de l’âge, il n’en reste pas moins que Al Pacino est une fois de plus mythique. Le symbole d’une génération. The World is yours.

    PS: le Blu-ray est excellent compte tenu de l’âge du film.

  2. Beaucoup de « f-word » mais une violence des propos moins saisissantes que chez Scorsese je trouve.

  3. C’est un film intéressant et impressionnant par certains aspects (la performance de Pacino par exemple), mais qui comporte des longueurs et un scénario sans réelle originalité. D’une façon générale, j’apprécie ce film, même si je reste un peu mitigé.

  4. Pour moi cela reste LE FILM de Al Pacino. Je m’en lasserais jamais 🙂

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