Cannes 2018 : Nos Batailles

Un havre de paix au cœur du festival : journée spéciale avec Nespresso et la Semaine de la Critique pour la découverte du film Nos Batailles de Guillaume Senez, dont l’équipe en photo ci-dessus.

Partenaire de la Semaine de la Critique depuis 11 ans, Nespresso améliore le quotidien de certains festivaliers le temps d’une journée. Je débute donc la journée à la plage Nespresso pour un excellent repas, qui rend la terrible pluie du jour complètement anodine. C’est aussi étrange que fabuleux de manger correctement, avoir le temps de discuter avec les équipes nous ayant invité, avant de filer au Miramar. Guillaume Senez y présente son second long métrage, Nos Batailles. Elles se déroulent sur deux fronts pour Olivier (Romain Duris), le film mariant brillamment les maux sur le plan familial et le plan professionnel. Père de deux jeunes enfants, Olivier se retrouve du jour au lendemain abandonné par sa femme, sans raison. La veille, elle avait fait un malaise dans la boutique où elle travaille, sans en informer son mari. Une disparition soudaine, et donc brutale, obligeant Olivier à revoir son quotidien déjà exténuant et d’appeler à l’aide sa sœur Betty (Laetitia Dosch). Son job, chef d’équipe dans une usine d’expédition de colis. Des gens qui s’affairent, se crèvent, à préparer des paquets commandés en quelques clics. Et Olivier est du genre à défendre les siens et leurs droits. Guillaume Senez obtient le meilleur de ses comédiens dans ce drame dont la finesse du récit et l’urgence de la mise en scène provoquent un effet particulièrement vivifiant, et même lumineux malgré la situation pour cette famille, ces salariés déconsidérés dans un monde ne comptant que sur la productivité. Il y a une énergie folle dans cette histoire qui traite de la société de plus en plus cruelle dans laquelle nous évoluons, et où la droiture et l’éthique sont des qualités rares, en proie à la perversion par un système répugnant. Guillaume Senez compose un parcours inattendu, grâce à la trajectoire empruntée mais aussi en se concentrant toujours sur l’humain pour faire surgir l’émotion, l’humour et l’espoir. Nos Batailles est tout simplement le meilleur film découvert à la Semaine de la Critique jusqu’à présent, un immense coup de cœur.

Suite à la projection, j’ai la chance de retrouver Guillaume Senez pour une interview sur le toit du Marriott. Le cinéaste est aussi passionnant que son film, dont il me dévoile certaines clés ainsi que ses méthodes de travail. L’entretien sera retranscrit dans son intégralité lors de la sortie en salle du film le 10 octobre 2018.

Film événement à la Quinzaine des réalisateurs, Climax de Gaspar Noé a séduit les festivaliers matinaux ayant osé entré dans le nouveau trip du réalisateur de Enter the void. Après l’interview de Guillaume Senez, je me positionne immédiatement dans la file qui prend rapidement de l’ampleur devant le Marriott, pour s’étaler jusqu’à perte de vue sur la croisette. Mauvais signe malgré une position pourtant favorable pour une séance « classique. » Il y a surtout un défilé spectaculaire d’invités, au point que l’espoir s’amenuise dans les rangs. Au final, il est impossible d’accéder à la salle suite à 90 minutes d’attente, mais dans la bonne humeur, grâce aux festivaliers rencontrés dans cet échec – et que je salue d’ailleurs !

Il faudra faire des choix probablement cruels pour espérer découvrir le film de Gaspar Noé le lendemain dans une salle plus petite, sans file prioritaire et récompensant donc les plus méritants. En attendant le casse-tête, dîner au vieux port avec l’équipe Nespresso pour un repas marqué par les chants d’un groupe de festivaliers venus de l’Est vraisemblablement. Malgré un ciel plus que menaçant suite à une belle accalmie depuis le milieu de l’après-midi, la fête aura lieu à la Plage Nespresso avec la Semaine de la Critique. Les cocktails à base de café, les bières, burgers et autres verres de vins valsent sur la partie couverte de la plage, une pluie fine s’invitant dès notre arrivée. Qu’importe la météo, pourvu qu’on ait l’ivresse… Aux abords de la piste de danse, les discussions tournent autour du film de Gaspar Noé – dont la fête se déroule à quelques dizaines de mètres de là – mais aussi sur Nos Batailles, dont l’équipe est présente. Difficile de ne pas saluer Laetitia Dosch pour la couvrir d’éloges, qui la touchent profondément. La comédienne prépare une pièce de théâtre qui devrait se dévoiler à Paris dès le mois de septembre. Laure Calamy, brillante aussi dans le film, se montre tout aussi disponible. Soudain, un élément revient à nos mémoires déjà défaillantes : l’impératrice joue à la Villa Schweppes à partir de 00H30 mais il est déjà 1H15.. Tant pis, nous fonçons vers la sortie, en croisant Chloë Sevigny, pour les DJ sets, et réalisons que l’ambiance électrique de la plage nous avait fait oublié qu’il pleut des cordes… Aux platines de la Villa Schweppes, Anja capte l’attention de tous les invités, la terrasse étant un triste territoire battu par la pluie. Et puis voilà que Guillaume Senez et Laure Calamy débarquent aussi pour prolonger la soirée de leur film. Quelle heure est-il ? On s’en fiche, le mal est fait et le programme du lendemain ne commencera jamais par une séance de 8H30, surtout avec le lit divin d’une chambre de l’hôtel Okko, offert par Nespresso… Un grand merci !

Article rédigé par Dom

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