Vinyl, la série rock de Martin Scorsese et Mick Jagger

Vinyl, la série rock’n’roll créée par Mick Jagger, Martin Scorsese et Terence Winter débarque en France sur OCS City. Suivant le quotidien du fondateur d’un label de musique dans le New-York des années 1970, la série vise à mêler la poudre, le sexe et les règlements de compte à une ère où le rock s’apprêtait à chuter face à de nouveaux courants musicaux. On plonge dans la série au travers du pilote, réalisé par Martin Scorsese en personne.

C’est sur un homme en pleine détresse que s’ouvre Vinyl. Richie Finestra (Bobby Cannavale) sniffe de la coke avant d’appeler nerveusement un détective de la criminelle. Alors que son interlocuteur répond, des jeunes sautent sur sa voiture avant de se ruer dans une salle de concert. Il sort et se retrouve au milieu de la fosse dans un concert de glam rock qui le conduit vers un état de transe parmi un public hystérique. Retour cinq jours plus tôt : conciliant difficilement sa vie professionnelle et familiale, Richie est un passionné de musique qui a mis tout son cœur pour ouvrir son propre label, American Century. Mais les finances vont mal, la faute à de vrais soucis pour signer de nouveaux artistes capable d’écouler des vinyles comme des petits pains. Le rachat par PolyGram pourrait alors sauver le navire, mais ces derniers veulent s’assurer que Led Zeppelin fait partie de l’écurie American Century, un fait loin d’être acquis…

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Soyons francs et directs, pour un pilote d’une durée exceptionnelle (112 minutes, tandis que les épisodes suivant retrouveront un format plus classique de 52 minutes), Vinyl déçoit un peu : la mise en place des éléments de l’intrigue de la première saison sont loin d’être laborieux mais cela manque d’énergie et de naturel. L’installation de l’échiquier se prive de finesse alors que l’on découvre une galerie de personnages au charisme pour l’instant limité, hormis le protagoniste Richie joué par Bobby Cannavale et la petite Jamie Vine (Juno Temple), qui souhaite grimper les échelons au sein d’American Century tout en grimpant sur les rock star de demain. Il y a aussi l’épouse, qui prend de l’ampleur en fin d’épisode, Devon (Olivia Wilde). Les collaborateurs sont, dans cette ouverture, transparents. En considérant qu’il s’agit d’une réalisation de Scorsese, le premier épisode pêche aussi un peu en matière de mise en scène. Certes, les moyens et la préparation diffèrent entre un long métrage et une série TV, mais Marty manque de la verve qu’on lui connaît, bien que quelques effets de montage face mouche tout comme certains fameux mouvements de caméra. Le rock est là bien entendu, omniprésent comme dans un film tel que Casino. Un rock chancelant à une époque où la funk sort de sa coquille tandis que les guitares amplifient leur rage vers le mouvement punk. Vinyl, fiction qui témoigne d’une époque, du fonctionnement des maisons de disque et du traitement des artistes – notamment grâce à des flashbacks qui montrent les débuts de Richie avec un artiste de blues, Lester Grimes (Ato Essandoh), autre personnage récurrent qui pourrait donner du cachet à la série.

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Doté d’une superbe bande originale, hormis lorsqu’elle reprend Led Zeppelin dans une séquence assez foireuse – pourquoi imiter les artistes quand ils peuvent être suggérés, comme dans le génial Presque célèbre de Cameron Crowe ? –, Vinyl s’adresse sans conteste aux fanas de musique des années 1970. Son argument principal repose dans son cadre avant son intrigue, qui, pour ce premier épisode, s’apparente à une greffe pour susciter la curiosité du spectateur. Bien que ce pilote manque du punch attendu, ses dernières minutes donnent envie de découvrir les mésaventures de Richie, homme tourmenté entre passion et pognon. Mission accomplie donc, mais sans maestria. On peut d’ailleurs se rappeler qu’Entourage, une série de potes dans le milieu du cinéma parmi les plus cool de ces dernières années, aura mis une saison complète avant de trouver la bonne énergie pour avancer. Peut-être que Vinyl trouvera son éclat dès le second épisode, mais ce sera alors sans Martin Scorsese derrière la caméra mais Allen Coulter, réalisateur d’onze épisodes de la série précédemment lancée par Marty, Boardwalk Empire.

Vinyl est à suivre exclusivement sur OCS City du 15 février au 18 avrils inclus, le lendemain des diffusions américains sur HBO.

 

Vinyl-affiche

Vinyl

Série américaine
Créée par : Martin Scorsese, Mick Jagger, Terence Winter et Rick Cohen
Avec : Bobby Cannavale, Juno Temple, Olivia Wilde, Ato Essandoh, Ray Romano, Max Casella, P.J. Byrne, Jack Quaid
Durée : 1×112′ + 9×52′
Genre : Drame, Musique

Bande Annonce (VOST) :

Article rédigé par Dom

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