Critique : Summer Wars (Mamoru Hosoda)

Summer Wars

Film japonais
Réalisateur : Mamoru Hosoda
Avec les voix de : Ryunosuke Kamiki, Nanami Sakubara, Sumiko Fuji
Scénario de : Satoko Okudera
Directeur artistique : Youji Takeshige
Monteur : Shigeru Nishyama
Durée : 114 mn
Genre : Animation, Aventure, Science-fiction
Date de sortie en France : 9 juin 2010
Disponible en DVD et Blu-ray depuis le 27 octobre 2010

 

 

 

 

La trame :

Kenji, génie des maths, est entrainé par la fille de ses rêves à une réunion familiale. Un soir, il décrypte un étrange code reçu sur son portable. Le lendemain, Oz, le plus grand réseau social mondial, est piraté.

 

Bande Annonce (VOST) :

 

Critique

Dernier né du studio Madhouse et de Mamoru Hosoda, Summer Wars propose de découvrir le clan Jinnouchi, dans la province de Nagano, alors qu’un dangereux virus gangrène le réseau social le plus puissant au monde.

Bienvenue dans Oz ! Monde virtuel ultime, réseau des réseaux, situé entre le croisement de Facebook et de Second life, utilisé par plusieurs centaines de millions de personnes dans le monde entier, pouvant toutes communiquer entre elles grâce à un système de traduction instantanée. Cette alternative au monde réel, dans laquelle on évolue avec un avatar dessiné selon ses désirs, est utilisable depuis n’importe quel périphérique : ordinateur, téléphone, télévision, console de jeu. Toutes sortes de loisir sont disponibles, des milliers de marques y sont représentées et vous pouvez même payer vos impôts depuis ce paradis virtuel, coloré par l’armada d’avatars s’y affairant.
Oz inscrit directement Summer Wars dans les récits d’anticipation, car tout porte à penser qu’un réseau mondialement centralisé éclora dans un avenir proche. Un univers parallèle qui, de par sa puissance, présente certains dangers malgré la sécurité sans faille proclamée.

Kenji Koiso, lycéen surdoué en mathématiques, s’apprête à passer un été ordinaire, probablement plongé dans la programmation de logiciels pour Oz. Mais la demande en aide de Natsuki Jinnouchi, la plus belle nana du lycée et pour laquelle il en pince secrètement, va l’éloigner de toute quiétude. Alors qu’il pensait être sollicité pour donner un coup de main à l’organisation de l’anniversaire de la matriarche des Jinnouchi, fêtant ses 90 ans, Kenji se retrouve contraint à se faire passer pour le fiancé de la jeune fille. Tandis qu’il se retrouve au cœur de la tentaculaire famille Jinnouchi, descendants de valeureux guerriers de l’ère féodale, Oz est attaqué par une intelligence artificielle, qui s’empare de comptes utilisateurs stratégiques, lui permettant de provoquer le chaos dans le monde réel – et c’est notre malheureux héros qui est accusé d’avoir lâché ce terrible électron libre dans le réseau !

Summer Wars reflète parfaitement l’esprit de la société nippone, où tradition et modernité vont de pair. Un univers bicéphale aussi bien mis en exergue par le récit que par le dessin. La chronique familiale, qui plonge Kenji dans l’effervescence d’une célébration, perturbée par un énigmatique membre non convié, est traitée dans un style graphique traditionnel et épuré ; tandis que le réseau, bien que dominé par le blanc, foisonne de détails ayant souvent recours aux effets numériques. L’équilibre audacieux de Summer Wars tient également de l’influence mutuelle du virtuel et de la réalité : l’attaque cybernétique perturbe la réunion familiale et c’est donc la famille, dans sa globalité, qui y répond fermement.
Malgré les catastrophes engendrées dans le monde réel suite au piratage d’Oz, le récit ne s’attaque à aucun moment aux effets néfastes des réseaux sociaux, ni de l’internet, pour garder l’emphase sur l’importance de l’entraide, par l’association des compétences de chacun, au moment opportun. Du maitre des arts martiaux à la championne de Hanafuda – un jeu de carte japonais –, toute forme de combativité est exploitée pour contrecarrer l’expansion destructrice de l’I.A., baptisée Love Machine.
Au final, Summer Wars manque indéniablement d’aspérités, notamment dans son rapport à la science-fiction, mais ce tolérable défaut est compensé par sa richesse émotive. Une aventure euphorisante et épique.

Note : 8/10


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Article rédigé par Dom

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2 commentaires

  1. Il a l’air bien sympa cet animé, il va falloir que je teste ça. Merci pour la critique.

  2. J’espère qu’il te plaira aussi.

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