Test Blu-ray : Autopsie d’un meurtre

Fiche Technique :

Autopsie d’un meurtre (1959) réalisé par Otto Preminger
Avec : James Stewart, Ben Gazzara, Lee Remick, Arthur O’Connell, Eve Arden, George C. Scott, Joseph N. Welch
Titre original : Anatomy of a murder
Durée : 161 min
Genre : Drame, Policier, Thriller
Blu-ray testé : Edition française – Région B
Pistes Audio : Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 & 1.0
Sous-titres : Français (optionnels)
Format d’image : 1.85:1
Codec : MPEG-4 AVC
Résolution : 1080p
Editeur : Carlotta Films

Synopsis :

Paul Biegler, un avocat plus ou moins retiré des affaires, va bientôt se retrouver sous les projecteurs en acceptant de défendre le lieutenant Frederick Manion. Ce dernier est jugé pour le meurtre de Barney Quill, qu’il accuse d’avoir violé sa femme, Laura Manion. Après avoir mené l’enquête avec son associé Parnell McCarthy, M. Biegler va tenter de plaider la folie passagère pour éviter la condamnation de son client…

Le film :

Adaptation d’un roman de John D. Voelker, Autopsie d’un meurtre est un film de procès singulier, à la fois par son cadre que ses tenants et aboutissants. Il n’est pas question de savoir si le Lieutenant Frederik Manion (Ben Gazzara) a tué ou non le tenancier d’un bar qui aurait violé sa femme Laura (Lee Remick), mais de pouvoir le tirer d’affaire lors du procès, en s’appuyant sur une affaire jugée en 1886. Bien que Manion se montre incapable de couvrir ses frais de justice, Paul Biegler (James Stewart), en manque de fonds – et de lumière –, accepte de défendre le militaire qui pourra lui régler son dû après un procès qui est plus qu’un duel puisque l’accusation se compose de deux féroces avocats. James Stewart s’en donne alors à cœur joie face aux jurés et à ses compères : mots d’esprit et esclandres se suivent pour composer un véritable spectacle où les notions de justice et de vérité n’ont guère d’importance. Il faut remporter la partie, tout simplement.

Ce drame à la longueur conséquente (2h40) démarre avec une grande légèreté, grâce à la musique composée par Duke Ellington, qui fait d’ailleurs une apparition où il joue du piano avec Paul Biegler, l’avocat se montrant passionné de jazz. Une forme d’insouciance et de gaieté qui donne une couleur particulière au film, retirant la gravité du viol et du meurtre. Par la duplicité des Manion, il est difficile de savoir si Laura n’aurait tout simplement pas trompé son mari, qui l’aurait battu avant d’abattre froidement son amant. Pour Biegler, il n’y a pas à creuser par ici, juste parvenir à aligner les témoignages qui briseront les éléments apportés par les avocats souhaitant conduire Frederik Manion derrière les barreaux. Tout le suspense réside alors dans le verdict qui tombera pour laisser place à un court épilogue, laissant amer sur les capacités de la justice à rendre justice. Si aujourd’hui d’autres œuvres plus condensées ont également attaqué cet axe avec brio, Autopsie d’un meurtre reste un film remarquable par ses interprètes ainsi que l’assurance de sa mise en scène pour plonger dans cet étrange cadavre judiciaire, preuve irréfutable que nous évoluons dans un monde de fous !

 

Le Blu-ray

– Image :

Dépoussiéré en 4K, Autopsie d’un meurtre ne conserve que très peu de traces des années qui se sont écoulées depuis 1959, année de la sortie du film. On remarquera toujours l’apparition de points blancs ça et là, dans certaines scènes, mais leur présence se veut rare et discrète. En matière de piqué et de niveau de détail, l’excellence répond présent. Une grande partie du film se déroule au cœur du palais de justice, et si la profondeur de champ y trouve évidemment des limites, les détails sont nombreux grâce au nombre d’acteurs et figurants à l’image. En extérieur, les qualités de ce blu-ray ne fluctuent pas pour compter seulement une poignée de plans où la définition flanche légèrement. Le grain du film a été conservé pour notre plus grand plaisir.

– Son :

Seule la piste en VO est testée.
Dotée d’une piste en DTS-HD M.A. 5.1 ainsi qu’une seconde piste du même type avec le mono d’origine, on peut questionner l’intérêt d’un mixage moderne, d’autant plus que celui-ci manque de trouver l’équilibre parfait entre le canal des voix et les autres. Avec son ambiance sonore assez simple et calme, portée sur le discours, c’est lorsque la musique de Duke Ellington résonne que l’on peut constater le dynamisme et ce déséquilibre, certes léger, mais qui permet de se demander si la piste mono n’aurait pas été suffisante pour suivre le film. Peu de souffle accompagne les dialogues, ou, du moins, ce phénomène reste limité. Pas de défauts particuliers à noter.

– Bonus :

– « Otto Preminger and the dangerous woman », documentaire d’André S. Labarthe (58 min, définition standard)
– Actualités (5 min, HD), reportage télévisé sur le tournage du film dans l’Etat du Michigan.
– Bande annonce

Annotations :

Disponible en édition prestige limitée, Autopsie d’un meurtre est accmpagné d’un fac-similé en anglais du livre Anatomy of a motion picture de Richard Griffith (132 pages), de cinq photos ainsi que d’une affiche du film. Le film est présent sur deux disques, en blu-ray et en DVD.

Le film est également disponible dans une édition DVD simple avec le même contenu vidéo pour la section bonus.

 

Film :
4 étoiles
Image:
4.5 étoiles
Son :
4 étoiles
Bonus :
4 étoile
Avis Global :
4 étoiles
Article rédigé par Dom

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