Cannes 2016 : Cannes Society

Coup d’envoi du 69ème Festival de Cannes avec le film d’ouverture Cafe Society de Woody Allen et la Welcome Party des festivaliers.

Pierre Lescure, Jessica Chastain, Vincent Lindon et Thierry Frémaux © Vincent Desailly

Pierre Lescure, Jessica Chastain, Vincent Lindon et Thierry Frémaux
© Vincent Desailly

Sixième année à Cannes dans un climat particulier, post-attentat oblige : impossible de faire 10 mètres sur la croisette sans croiser des groupes de policier. Rassurant dans un sens de voir un dispositif de sécurité renforcé pour la quinzaine qui débute avec la nouvelle comédie de Woody Allen, qui avait fait l’ouverture pour la dernière fois en 2011 avec Minuit à Paris. Sous une météo fluctuante, entre pluie, nuages menaçants et soleil plombant, le festival débute avec pléthore de stars, dont Vincent Lindon et Jessica Chastain, lumineux sur le tapis rouge et durant la cérémonie d’ouverture assez mal gérée par Laurent Laffite avec un humour loin d’être ravageur, et même un baiser avec Catherine Deneuve ne pouvait rattraper cette catastrophe – mais M sauva les meubles avec une reprise de Purple Rain.

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Jesse Eisenberg retrouve Woody Allen après le décevant To Rome with Love dans Café Society, parfaite comédie pour ouvrir les festivités : il y incarne Bobby, un jeune new-yorkais issu d’une famille juive, envoyé à Los Angeles pour trouver un job dans le monde du cinéma auprès de son oncle Phil, interprété par un Steve Carell savoureux. Après quelques déconvenues, il tombe sous le charme de sa secrétaire Vonnie (Kristen Stewart) qui l’introduit aux mondanités du Hollywood des années 1930, et si l’idylle est proche, cette dernière s’y refuse car elle vit une relation secrète avec Phil, puissant agent dans le milieu. Délicieux quiproquo en vue. Entre mondanités et sens de la vie, Woody Allen construit une comédie avec un soupçon de polar qui joue des aléas du cœur et du destin avec un sens de la répartie toujours aussi percutant. Kristen Stewart n’a jamais été aussi belle avec la photographie de Vittorio Sottario, éclairée comme une comédienne hollywoodienne d’antan – magie d’un éclairage à la bougie lorsque les lumières de la chambre de Bobby s’évanouissent. D’une côte à l’autre des Etats-unis, le cinéaste navigue entre la légèreté et la gravité avec une aisance spécifique qui étaie son propos sur l’absurdité de nos vies. Faisant preuve d’une direction d’acteur irréprochable, Woody Allen n’offre pas un film majeur de sa filmographie mais une friandise géniale pour ouvrir le Festival de Cannes, là où mondanités et sens de la vie – enfin, de la cinéphilie et de la production cinématographique – se rejoignent dans un même mouvement : on adore débuter avec cette chronique où l’amertume nous saisit de plein fouet.

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Pour quelques festivaliers, la soirée se poursuit sur la Plage du Majestic et à l’Agora pour la Welcome Party, événement nouveau puisque le lieu était précédemment réservé au gratin présent pour la cérémonie d’ouverture – mais où sont-ils allés cette année ? Dans un cadre somptueux à renfort d’un buffet généreux, la fête était déjà grandiose. L’occasion de retrouver des collègues mais aussi de croiser quelques personnalités du cinéma en fin de soirée, dont le réalisateur Paolo Sorrentino, le comédien Vincent Lacoste, le réalisateur et membre du jury László Nemes ou encore le délégué général du festival, Thierry Frémaux. Une sacré soirée, nous reliant directement au film de Woody Allen, et qui entame énormément la nuit avant de se lever au petit matin pour découvrir Rester Vertical d’Alain Guiraudie, film en compétition.

Petit bonus, Kristen Stewart floue, en route vers la salle des conférences de presse :
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Article rédigé par Dom

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