[Deauville 2014] #01 Some kind of magic

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Coup d’envoi de l’édition anniversaire du Festival du cinéma américain de Deauville : 40 ans ! Récit de la découverte des lieux et de l’hommage à Jessica Chastain avant la projection du nouveau Woody Allen, Magic in the moonlight.

Si Deauville célèbre ses 40 ans de cinéma américain, cette édition marque pour moi mes premiers pas dans ce festival. Après une visite guidée des principaux sites – le C.I.D., le casino, les hôtels Barrière et la Villa Cartier – avec Mathieu Gayet de Onlike au cours de laquelle nous avons croisé Claude Lelouch en interview sur les planches et quelques collègues ayant eu la chance de tomber sur Jessica Chastain non loin du centre névralgique, le C.I.D., il ne restait qu’à retrouver l’héroïne de Zero Dark Thirty, en attendant son passage sur les planches à 17h30 (photo ci-dessous).

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Hélas, l’exploit d’échanger quelques mots avec Jessica Chastain à Cannes cette année ne sera pas réitéré, bien que nous nous sommes côtoyés sur le tapis rouge menant au C.I.D. et que la comédienne qui sera à l’affiche des prochains films de Christopher Nolan, Guillermo Del Toro et vraisemblablement un long métrage de Ridley Scott ait passé toute la cérémonie d’ouverture à quelques mètres de mon siège, perchée au balcon réservé aux VIP.

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La cérémonie d’ouverture fut marquée tout d’abord par des hommages à des disparus : André Halimi, fondateur du festival, Lauren Bacall et Robin Williams – émouvant moment lorsque la salle s’est levée à la façon des élèves montant sur le bureau dans Le Cercle des poètes disparus à la demande de Lionel Chouchan, co-fondateur du festival.

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Une fois les membres des jurys présentés, ainsi que les différents films en compétition, c’est Pierre Lescure – membre du jury et nouveau président du Festival de Cannes – qui rendit un bel hommage à l’étoile montante et déjà si talentueuse qu’est Jessica Chastain. Sur scène, la comédienne américaine, émue, envoya en français un superbe « Je vous aime de tout mon cœur. » Bien qu’elle ne soit de passage à Deauville que pour une seule journée, s’envolant ensuite au Festival de Toronto pour Mademoiselle Julie, sa présence planera sur le festival avec une rétrospective et la projection de The Disappearance of Eleanor Rigby : Them.

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En 2011, le premier film que je découvris à Cannes était Minuit à Paris de Woody Allen. L’ouverture du 40ème Festival du cinéma américain de Deauville avec Magic in the moonlight prend alors une signification particulière à mes yeux, d’autant plus que le film se déroule à l’aube des années 30, dans le sud de la France. Colin Firth y campe un célèbre magicien sceptique, sarcastique et égocentrique. En dehors des tours de magie, sa passion consiste à démasquer des imposteurs en matière de phénomènes paranormaux. Un collègue lui présente un cas exceptionnel : Sophie Baker (Emma Stone). Cette jeune femme vouée au spiritisme serait dotée de véritables de dons, n’ayant jusqu’à présent jamais pu être démasquée et pourtant, tout porterait à croire que cette dernière ne cherche qu’à vivre aux crochets de fortunés crédules. C’est donc un drôle de duel entre le scepticisme et le spiritisme qui a lieu, avec un Colin Firth absolument impérial et une Emma Stone portant l’héritage des comédies américaines qui l’ont mené à être reconnue comme Supergrave. Avec une mise en scène travaillée – les arrière-plans témoignant du stade de la relation entre les protagonistes – et une superbe photographie solaire de Darius Khondji, Magic in the moonlight se montre comme une œuvre légère, joueuse et plaisante, même si cette dernière glisse légèrement lorsqu’elle s’engage sur le chemin de la romance. En questionnant l’illusion, le besoin de croire face à une rationalité féroce, Woody Allen aurait pu explorer la nature même du cinéma mais c’est le caractère de son magicien et de sa charmante et ambitieuse prodige qui l’intéresse en particulier, et ce, pour sonder l’amour avec bienveillance. Rien de tel qu’un peu de magie romantique pour débuter un festival de cinéma. Le film sera dans les salles françaises à partir du 22 octobre 2014.

Article rédigé par Dom

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