[Critique] Parker (Taylor Hackford)

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Le Jason Statham printanier s’appelle Parker, et l’on trouve Taylor Hackford (Ray, L’associé du diable) derrières les caméras. Récit d’un braquage qui tourne à la vengeance, voilà peut-être l’un des pires films d’action de l’année.

Supplice floridien

Sur le papier, Parker présente les traits d’un film d’action standard, réunissant les éléments nécessaires pour être de bonne facture. Liste des ingrédients : un réalisateur expérimenté, un premier rôle tenu par une valeur sûre du cinéma d’action, un scénario sans originalité mais qui promet des séquences musclées – par John J. McLaughlin, coupable de Hitchcock en début d’année –, un chef opérateur qui, bien que cantonné aux séries B, a travaillé sur une dizaine de films, dont Collision, et enfin, un décor plaisant, Palm Beach. Quelque part, la préparation du plat a échoué, notamment du côté de la mise en scène, sans style, suivant à la lettre un récit qui va confronter Parker (Jason Statham), un braqueur, à ses anciens coéquipiers l’ayant laissé pour mort après avoir refusé un dernier coup avec eux. Une quête de revanche qui trouve une touche féminine par le biais d’une agente immobilière dans la détresse financière et sentimentale, Leslie Rodgers (Jennifer Lopez). Si Parker est si pénible, c’est parce que l’indolence marque chaque scène. Hackford n’a absolument aucune idée de mise en scène et se contente de mimer ce qu’il a pu observer chez d’autres réalisateurs. Que ce soit dans l’action ou dans la présentation et le développement de ses personnages, tout baigne dans une médiocrité stupéfiante – la rencontre avec Leslie dans les bureaux de son agence est d’une singerie sans nom.

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Rien n’est à sauvé de ce film d’action qui ferait passer un épisode de Walker, Texas Ranger pour du grand cinéma. Statham joue sa partition habituelle, si ce n’est que son rôle de voleur caméléon lui permet de faire sourire grâce à ses improbables costumes – et le ridicule qui jaillit de plusieurs situations. Jouant également dans son registre habituel, celui de l’insignifiance, Jennifer Lopez, qui devient presque attachante dans sa persévérance pour décrocher des rôles ça et là. La bande est complétée par un Nick Nolte pitoyable et un gang de méchants transparents (dans lequel on trouve Michael Chiklis et Clifton Collins Jr.). Les rares pointes d’humour ne suffisent pas à soulager de la souffrance que provoque cette œuvre trop longue, au rythme déplorable, représentant simplement une ligne de plus dans la filmographie de Jason Statham dont il aurait pu se dispenser – et nous épargner ! Parker illustre le cinéma d’action dans ce qu’il a de plus détestable, quand divertissement rime avec châtiment. Lamentable.

0.5 étoile

 

Parker

parker-afficheFilm américain
Réalisateur : Taylor Hackford
Avec : Jason Statham, Jennifer Lopez, Wendell Pierce, Micah A. Hauptman, Michael Chiklis, Clifton Collins Jr.
Scénario de : John J. McLauglin, d’après un roman de Donald E. Westlake
Durée : 118 min
Genre : Action
Date de sortie en France : 17 avril 2013
Distributeur : SND


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Article rédigé par Dom

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