[Critique] Don’t be afraid of the Dark (Troy Nixey)

A l’origine, Don’t be afraid of the dark est un téléfilm d’épouvante produit dans les années 70. Le long-métrage, réalisé par John Newland, a tellement fasciné et terrorisé Guillermo Del Toro qu’il s’est empressé, après avoir tourner Cronos, d’obtenir les droits sur le film. Pour ce remake, le cinéaste mexicain occupe les postes de producteur et de scénariste, confiant la réalisation à Troy Nixey, plus connu dans l’univers des comics que du cinéma. Le résultat ? Un ridicule ersatz du cinéma de Guillermo Del Toro.

Sinistre raté

Les dernières œuvres marquantes du cinéma fantastique hispanique prennent racine au coeur de la structure familiale et s’articulent autour de l’enfant, qu’il soit moteur du récit par sa disparition comme dans l’Orphelinat ou bien catalyseur de la fantasmagorie, comme dans Le Labyrinthe de Pan. Don’t be afraid of the dark épouse les traits de ces précédents longs-métrages, la toile de fond historique en moins, et revisite le mythe de la petite souris sur un versant horrifique. Dans un sublime manoir tout juste acquis par son père (Guy Pearce) et sa future belle-mère (Katie Holmes), tous deux architectes, la petite Sally (Bailee Madison), enfant en manque d’amour parental, libère une peuplade de petites créatures au dessein maléfique, enfermées dans les conduits souterrains de la demeure par un artiste y ayant résidé jadis. Bien que ces ogres miniatures, effrayés par toute source de lumière, échangent volontiers une dent de lait contre une pièce d’un autre temps, leur vil désir est d’entraîner de nouveaux êtres humains dans les profondeurs de leur monde de ténèbres.

La principale tare de ce long-métrage, et qui s’avère fatale, réside dans son scénario, incapable de vitaliser l’enjeu dramatique pourtant basique : une enfant, ignorée par ses parents, met sa vie en péril dans sa quête d’une famille à son écoute. La narration se décompose en deux groupes de scènes, les affrontements avec les terreurs du sous-sol et les confrontations avec les adultes, désintéressés par l’enfant. Une progression aussi répétitive que lassante, malgré des atouts non négligeables d’un point de vue artistique, photographie et musiques (de Marco Beltraim et Buck Sanders) apportant le nécessaire pour lustrer ce drame fantastique qui ne dépasse jamais le stade de l’auto-plagiat pour Del Toro, au point de ressembler à un mauvais épisode de la série TV Au-delà du réel.

Alors qu’elle partait de l’intention louable de voir un réalisateur retravailler un mythe qui l’a fasciné, à la façon de Peter Jackson avec King Kong, cette réactualisation du téléfilm Don’t be afraid of the dark s’avère un échec total. Une ineptie du cinéma fantastique.

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Dont be afraid of the dark

Film australien, mexicain, américain
Réalisateur : Troy Nixey
Avec : Bailee Madison, Katie Holmes, Guy Pearce, Alan Dale
Scénario de : Guillermo Del Toro, Matthew Robbins, d’après le téléfilm de Nigel McKeand
Durée : 99 min
Genre : Epouvante, Thriller, Fantastique
Disponible en DVD et Blu-ray depuis le 6 juin 2012
Distributeur : TF1 Vidéo

Bande Annonce (VOST) :

Article rédigé par Dom

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Un commentaire

  1. C’ est le seul film que je n’ est jamais vue pas étonnant car c’ est un film d’ horreur et je n’ aimes pas ca mais puisqu’ il y a Katie Holmes je vais peux être le regarder car je suis une très grande fan de Katie Holmes.

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