Test Blu-ray : Full Metal Jacket [deluxe edition] (Stanley Kubrick)

Fiche Technique :Full Metal Jacket
Full Metal Jacket (1987) réalisé par Stanley Kubrick
Avec : Matthew Modine, R. Lee Ermey, Vincent D’Onofrio, Adam Baldwin
Durée : 116 mn
Genre : Guerre, Drame
Blu-ray testé : Région B (Royaume-Uni) Edition Deluxe
Pistes Audio : Anglais PCM 5.1 ; Français, Anglais, Catalan, Allemand, Italien, Espagnol Dolby 5.1
Sous-titres : Français, Anglais, Portugais brésilien, Catalan, Chinois, Danois, Allemand, Finois, Néerlandais, Italien, Coréen, Norvégien, Portugais, Espagnol, Suédois
Format d’image : 1.85:1
Codec : VC-1
Résolution : 1080p
Editeur : Warner

 

Synopsis :
L’entrainement d’un groupe de marines à Parris Island durant la guerre du Vietnam et leur plongée au coeur du conflit à Hue en 1968.

Mini-critique :
Stanley Kubrick avait par le passé, démontré son intelligence pour dénoncer l’absurdité de la guerre avec l’immense Paths of Glory (Les Sentiers de la Gloire). Qui aurait-crû qu’il pouvait surpasser son propre génie en revenant une seconde fois sur ce thème, la guerre, du Vietnam cette fois-ci ?
Scindé en deux parties, Full Metal Jacket réprouve le processus de guerre dans son ensemble, des mécanismes de déshumanisation du camp d’entrainement des marines où des sourires de benêts sont pulvérisés pour laisser place à des visages à l’expression bestiale, aux exactions et horreurs d’une armée assiégeant un pays exotique, sans oublier la terreur de l’affrontement d’un ennemi invisible et omniprésent.
Full Metal Jacket détient trois figures militaires méritant leur place au panthéon des films de guerre. Tout d’abord, le tyrannique et gueulard instructeur Hartman, interprété par R. Lee Ermey – véritable instructeur dans le corps des marines, premier rôle au cinéma, engagé par Kubrick comme conseiller avant de s’imposer inévitablement comme la personne idéale face aux caméras –, fontaine à obscénités, vide de toute émotion et ne visant qu’à métamorphoser les hommes en armes, en machines sanguinaires et sans pitié, tous sans exception, y compris la recrue Gomer Pyle – joué par Vincent D’Onofrio qui gagna 30 kg pour le rôle –, le plus faible d’esprit, emblème de l’abrutissement abject administré dans les camps militaires. Et enfin « Joker », le soldat narrateur du film, affichant sa dualité aux yeux de tous – sur le coeur, le signe de paix ; sur le crâne, « Born to Kill » – et dévoilant son aversion latente pour le conflit alors qu’il occupe le poste de journaliste, un des derniers humains – résidus d’humain ? – dans ce « monde merdique ». Soutenu par des chansons et musiques qui transcendent le propos à l’image, des dialogues percutants non dénués d’humour (parfois malsain), Full Metal Jacket s’érige irréfutablement en chef d’oeuvre grâce à la main et la vision d’un réalisateur virtuose, toujours aussi méticuleux et perfectionniste dans la composition de ses plans, dans le soucis du détail et la direction d’acteurs.
Du grand cinéma engagé, un film de guerre universel au message intemporel.

Bande annonce (VO) :

 

Le Blu-ray

– Image :
La saturation des couleurs est de bonne facture, comme le piqué, et ce, sur la majorité des plans et séquences. Pourtant, un peu de fourmillement et un voile laiteux s’invitent sur certaines scènes, de temps à autres. Est-ce gênant ? Absolument pas. Les noirs manquent souvent de profondeur sans virer au gris. Je ne possède pas la première édition en blu-ray de Full Metal Jacket – qui, d’après ce que j’ai pu lire, est catastrophique – pour effectuer des comparaisons avec cette édition deluxe, cependant, je pense qu’il serait difficile d’obtenir une image de meilleure qualité – bien que certains films plus anciens bénéficient d’un meilleur rendu HD – que celle proposée ici sans dénaturer le film.
– Son :
Seule la piste en VO est testée.
Une piste en PCM 5.1 qui délivre des voix d’une très grande clarté. Les basses, lorsqu’elles sont sollicitées, ont du répondant, que ce soit pour les marches militaires ou les musiques accompagnant le métrage. Les scènes de combats utilisent le surround convenablement et hormis ces séquences, ce sont surtout les baffles frontales qui se chargent de diffuser l’audio. Bon, mais loin d’être remarquable.
– Bonus :
– Commentaire audio des acteurs Adam Baldwin, Vincent D’Onofrio, R. Lee Ermey et du critique et scénariste Jay Cocks. Attention, ce commentaire audio n’est pas sous-titré !
– Full Metal Jacket : Between Good and Evil, retour sur la réalisation du film grâce à des témoignages (30 mn).
Annotations :
Cette édition deluxe – soit la seconde édition en blu-ray du film, reconnaissable grâce à son visuel qui diffère du casque original sur fond blanc –, n’est pas éditée en France mais peut-être importée d’Angleterre directement depuis amazon.fr en suivant ce lien : Full Metal Jacket [Blu-ray] [Import anglais]
Notes :
Film : 10/10
Image : 4/5
Son : 3/5
Bonus : 3/5

Avis global : 8/10

Article rédigé par Dom

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7 commentaires

  1. Un film vraiment culte. Même si certains lui reprochent une fin un peu simple il n’en reste pas moins une pierre angulaire de l’oeuvre du maître Kubrick.

    J’adore regarder ce film en me disant qu’il a été tourné en Angleterre au milieu d’une ancienne zone industrielle et que des centaines de palmiers on été amenés pour faire illusion.

  2. Marrant ca je termine a l’instant la lecture du livre de Michel Ciment (preface de Scorsese himself!) consacre a l’oeuvre de Kubrick, dont l’edition rehaussee contient tout un pan sur Full Metal Jacket, si tu as aime FMJ et l’oeuvre de Kubrick en general, ce livre est cultussime (ainsi que celui edite recemment chez Taschen, 550 pages, dont nombre de photographies inedites, seul inconvenient l’album est en VO assorti d’un pamphlet avec la traduction francaise!).

  3. @Bruce : et oui, la magie du cinéma. Tout comme pour Eyes Wide Shut où Kubrick n’a pas touché le sol New-yorkais.

    @Vincent : Oui j’adore Kubrick, cependant je garde Barry Lyndon, Lolita et Spartacus pour « plus tard ». Je redoute le jour où j’aurai vu tous ses films…!
    J’avais vu le livre (assez onéreux il me semble) édité par Taschen mais je ne connaissais pas celui de Michel Ciment. Tu as les deux ?

  4. As-tu deja vu Dr Folamour et Les Sentiers de la Gloire, incontournables dans le climat geopolitique actuel, il fut un visionnaire…oui j’ai les deux, mais si j’avais un choix a faire, cornelien je reconnais, j’opterais pour le Taschen qui est au meme prix que le Ciment (chez Amazon pour 47 euros!) mais qui est une veritable bible, 550 pages, mais des pages au format aussi grand que ma tv! Il doit peser dans les 6 kg! Indispensable si l’on aime Kubrick et le rapport qualite prix est de taille!

  5. Pas mon préféré de Kubrick, mais néanmoins un très bon film.
    L’édition bluray semble réussie et c’est tant mieux. Car l’édition bluray de Shining était visiblement ratée.

  6. @Vincent, oui, j’ai bien vu (et revu) ces deux autres grands Kubrick. C’est un des rares cinéastes qui consacrait autant de temps et d’énergie à chaque film. Aujourd’hui, l’élaboration d’un scénario et un tournage se doivent d’être expéditifs, et c’est bien dommage…
    Alors pour le livre chez Taschen, j’étais tombé sur la première édition indisponible et revendue maintenant dans les 300€ lors de ma première recherche. 47 euros, c’est déjà plus abordable ! Je pense me laisser tenter par celle-ci dans un premier temps.

    @Cinemarium, oui une édition qui fait honneur au film. Par contre, je n’avais pas eu de mauvais échos sur Shining (que je possède dans sa réédition DVD zone 1)…
    Il parait que les deux à éviter en blu-ray sont Eyes Wide Shut et la première version de FMJ.

  7. Pas évident de faire la transition d’un format vers un autre. Mais dommage que l’ont ne les passe plus en salle de cinéma parce que rien ne vaux une bonne toile blanche.

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