Test Blu-ray : The Last movie

Fiche Technique :

The Last Movie (1971) réalisé par Dennis Hopper
Avec : Dennis Hopper, Stella Garcia, Don Gordon, Julie Adams, Tomas Milian, Kris Kristofferson
Durée : 108 min
Genre : Drame
Blu-ray testé : Edition française – Région B
Pistes Audio : Anglais DTS-HD Master Audio 1.0
Sous-titres : Français
Format d’image : 1.85:1
Codec : MPEG-4 AVC
Résolution : 1080p
Editeur : Carlotta Films

Synopsis :

Une équipe de cinéma est venue tourner un western dans un village péruvien niché dans les Andes. Une fois le film terminé, tous les Américains s’en vont à l’exception de Kansas, un cascadeur. Les choses dégénèrent lorsque les habitants décident de tourner leur propre film : les caméras, les perches et les projecteurs sont faux, mais la violence qu’ils mettent en scène est bien réelle. Kansas va se retrouver héros malgré lui de cette « fiction »

Le film :

Deuxième long métrage réalisé par Dennis Hopper, The Last Movie conduit l’acteur et cinéaste au Pérou, livrant un méta-film singulier par sa structure aux reliefs expérimentaux. C’est un peu comme si tout le film se déroulait sous l’influence de la partie la plus obscure de son précédent film, le culte Easy Rider, passage où les deux motards prennent de l’acide à la Nouvelle Orléans. Pourtant tout débute simplement, dans la démesure, mais sans bousculer le spectateur : une procession religieuse se tient tandis qu’une scène de combat à la durée épique se déroule sur le plateau d’un western tourné en dehors du territoire américain. Le film suit Kansas (Dennis Hopper), un cascadeur qui décide de rester au Pérou suite au tournage : il a trouvé une compagne, Maria (Stella Garcia), mais malgré l’idylle, l’américain recherche quelque chose de plus. Alors que l’équipe est partie, les péruviens, ayant observé le tournage, commencent à utiliser les décors pour tourner un « non film » puisqu’ils n’ont aucun matériel, et Kansas se retrouve sollicité dans cette aventure étrange, où bien que la caméra soit fausse, les coups portés sont bien réels.

Il y a quelque chose de profondément mégalo dans la démarche de Dennis Hopper, qui fit appel à Alejandro Jorodowsky pour monter le film, mais dont il conserva seulement une forme d’influence. Critique d’une société américaine qui apporte ses vices et son mode de vie là où elle s’installe, même provisoirement comme dans le cadre du tournage d’un film, The Last movie montre aussi la quête insatiable de bonheur et de liberté qui habitait déjà Easy Rider. Kansas a une compagne, il lui faut des conquêtes ; son ami Neville (Don Gordon) sait où exploiter de l’or : il faudra exploiter le gisement en quête de richesse. Mais dans sa quête, Kansas l’exilé est condamné à errer, à traîner sa carcasse de cascadeur sur un plateau hors de contrôle. Par son manque de liant, le film pourra déstabiliser de nombreux spectateurs, il y a pourtant malgré les écueils qu’il ne parvient pas à éviter une vraie proposition de cinéma hors du commun.

 

Le Blu-ray

– Image :

S’il y a un mot qui pourrait résumer ce transfert suite à la restauration 4K du film, c’est le terme homogène. Homogène malgré l’étendue des caractéristiques des différents plans, car le film parcoure à peu près toutes les situations qui peuvent être abordées dans un film, avec des scènes de foule en extérieur, des plans en pleine nature avec une profondeur de champ époustouflante, des plans à contre-jour, des gros plans sur les comédiens, et tout cela, de jour comme de nuit. Si le piqué n’atteint pas des sommets, l’image, marquée par une certaine douceur, offre une palette colorimétrique très belle, sans variations. Les détails sont riches, le grain respecté et les poussières et artefacts sont inexistants. On pourra constater du fourmillement sur les basses lumières de deux ou trois plans. C’est donc avec une image très agréable mais perfectible que l’on peut redécouvrir The Last Movie.

– Son :

Seule la piste en VO est testée.
Pas de défaut lié au temps sont à noter sur l’unique piste audio du disque, en DTS-HD Master audio. Sollicitant peu le dynamisme ainsi que le spectre des basses, la partie audio montre ses qualités par son mixage équilibré, bien qu’exposant quelques légères baisses de niveau sur certaines scènes. La bande originale du film, moins prépondérante que dans Easy Rider, n’écrase jamais l’ensemble. Du solide.

– Bonus :

Sauf précision, les bonus sont en haute définition
– Introduction de Dennis Hopper (2007, 1min18, définition standard)
– « Scene missing », documentaire d’Alex Cox sur le film qui donne la parole aux acteurs Don Gordon, Tomas Milian, le producteur Paul Lewis et le scénariste Stewart Stern. 49 min
– La restauration, comparatif de scènes (3 min)
– Spot promotionnel (définition standard)
– Bande annonce originale (définition standard)
– Bande annonce 2018

Annotations :


Septième film édité par Carlotta Films en édition prestige, The Last Movie contient le film en blu-ray et en DVD, un livret de 32 pages rédigé par Jean-Baptiste Thoret, comprenant le fac-similé du dossier de presse d’époque, 5 cartes postales et une affiche.

 

Film :
3 étoiles
Image:
3.5 étoiles
Son :
4 étoiles
Bonus :
3.5 étoile
Avis Global :
3.5 étoiles

Crédits photos : © 1971 HOPPER ART TRUST, 2018 PACIFIC MOTION PICTURE COMPANY INC. Tous droits réservés.

Article rédigé par Dom

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