[Test Blu-ray] La Servante (Kim Ki-Young)

Fiche Technique :

La Servante (1960) réalisé par Kim Ki-Young
Avec : Kim Jin-kyu, Lee Eun-shim, Ju Jeung-nyeo
Titre original : Hanyo
Durée : 111 min
Genre : Drame, Thriller
Blu-ray testé : Edition française – Région B
Pistes Audio : Coréen DTS-HD Master Audio 1.0
Sous-titres : Français
Format d’image : 1.55:1
Codec : MPEG-4 AVC
Résolution : 1080p
Editeur : Carlotta Films

 

Synopsis :

Suite à un déménagement dans une maison plus grande, la femme d’un professeur de musique persuade celui-ci d’engager une domestique. Mais bientôt, la servante devient la maîtresse et la calme maison devient alors le lieu d’un dramatique huis clos.

Mini-critique :

Mélodrame flirtant avec les codes du cinéma d’épouvante, La Servante frappe par le machiavélisme d’un scénario n’offrant aucune échappatoire à ses protagonistes. Point de départ du récit : l’argent comme la racine du mal. La quête de l’opulence mène un professeur de piano à donner des leçons privées, et ce, afin d’emménager dans une vaste demeure avec sa femme et ses deux enfants, un nouveau foyer nécessitant l’embauche d’une servante. Toutes les problématiques sont posées : le couple, de plus en plus matérialiste, est distancié par le dur labeur et se retrouve menacé par les nouvelles femmes accédant à la maison. La soif d’argent, poison mortel, est matérialisé par un flacon de mort aux rats exploité tout au long du film comme une malédiction, également perpétuée par la soif de possession physique, provoquant un véritable bouleversement au sein du foyer. En plus d’une maîtrise remarquable du suspense, Kim Ki-Young fait preuve d’une mise en scène inspirée, aux travellings ramenant toujours le spectateur entre les murs de cette maison qui refuse de laisser la vérité éclater aux yeux du monde extérieur. Une leçon de morale marquante par son atmosphère et ses rapports de force toujours en évolution.

Bande annonce (VO) :

 

Le Blu-ray

– Image :

La Servante est une œuvre qui n’a pas été épargnée par le temps, plusieurs bobines manquaient à l’appel jusqu’aux années 90. Le master haute définition présente des qualités fluctuantes, selon l’état des bobines exploitées, dont certaines s’avèrent particulièrement endommagées – rayures malgré le travail de restauration, définition faible, … Ces segments ne constituent qu’environ 10% du film, la majeure partie brillant d’un noir et blanc superbe par son piqué, la profondeur des noirs et la qualité des contrastes. Une excellente édition.

– Son :

Seule la piste en VO est testée.
Une piste audio en mono des plus plaisantes, notamment grâce à la qualité du mixage qui parvient à travailler les distances des sons – comme le piano à différents endroits de la demeure – malgré la concentration sur les enceintes frontales. Canal des voix irréprochable. Bref, la qualité est au rendez-vous.

– Bonus :

Sauf précision, les bonus sont en définition standard.
Deux ou trois choses que je sais de Kim Ki-Young, documentaire de Kim Hong-joon (48:13)
– La restauration, comparatifs de séquences (28:52)
– Bande-annonce 2012, en HD.

 

Film :
4 étoiles
Image:
4 étoiles
Son :
4 étoiles
Bonus :
3 étoile
Avis Global :
3.5 étoiles
Article rédigé par Dom

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