Les Arcs 2015 : Coincés

Lundi, du banquier d’El Desconocido avec une bombe dans sa voiture à la jeune femme et son fils séquestrés dans Room, les personnages des films découverts se sont montrés coincés. Heureusement, pour nous, festivaliers, nous étions libre de tout mouvement, d’aller d’une fête à l’igloo à la soirée du film Bang Gang qui se déroulait O’Chaud.

el-desconocido

Après le rituel du petit-déjeuner copieux servi à la brasserie 1950 et le passage à l’espace piscine du Prince des cimes, direction le Taillefer pour un film présenté dans la section Playtime, El Desconocido de Dani de la Torre. Un banquier décide au dernier moment de déposer ses enfants à l’école à la place de son épouse. Il reçoit un appel inconnu lui affirmant qu’il y a une bombe sous leurs sièges qui explosera si un des passagers se lève. Si Carlos (Luis Tosar) n’y croit pas en premier lieu, il découvre de la main qu’il y a bien un dispositif artisanal sous son siège. L’interlocuteur ne veut qu’une chose, deux virements bancaires conséquents, et surtout de ne pas demander de l’aide à quiconque, sous peine de voir la voiture exploser. Si le film montre de gros moyens avec quelques plans séquences impressionnants en ville où se déploient les forces de l’ordre et démineurs, le film montre aussi de grosses ficelles. Allant d’un rebondissement aberrant à l’autre, ce dérivé de Phone Game ne peut que sombrer malgré un vrai travail de mise en scène. Un thriller écrit sans recul, à oublier.

room

De retour en compétition après Frank l’an passé, Lenny Abrahamson réalise avec Room un film particulièrement émouvant, bien que (volontairement) irritant dans ses premières minutes. Joy (Brie Larson) vit séquestrée avec son fils Jack (Jacob Tremblay) dans une pièce sordide. Un fils qui fête ses 5 ans, un fils qu’elle a eu avec son ravisseur qui la viole presque tous les soirs. Pour protéger Jack, Joy lui a raconté que la vie se limitait à l’espace où ils se trouvent, mais un jour, elle fomente un plan pour s’échapper. Je n’irai pas plus loin sur le récit qui mérite de dévoiler ses surprises en salle. Encore une fois Brie Larson impressionne par sa capacité à plonger dans des états émotionnels de crise, tandis que le petit Jacob Tremblay émeut énormément dans le second segment du film. Traitant autant du traumatisme que des merveilles du quotidien, Room est un drame fort que l’on imagine sans mal au palmarès du festival.

Bande annonce :

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On remonte en bus jusqu’au village à 1950 mètres pour nous emparer de luges et lampes frontales. Direction l’igloo pour l’industrial party. Quelques belles gamelles sont à signaler mais aucun blessé grave, du moins rien qui ne se soigne pas à l’aide de liqueur. Manque de neige oblige, l’igloo ne rivalise pas en taille avec celui découvert à la 5ème édition du festival. Un peu à l’étroit mais nourris en amuse-gueule et en bières Peroni, les festivaliers sont invités à rejoindre le village seulement 45 minutes après leur arrivée. Un poil décevant. Mais difficile d’abattre le moral d’un festivalier même dans la nuit glaciale : dîner au Hemingway dans un groupe mêlant producteurs, réalisateurs et membres du staff. La suite débute à l’appartement avant de rejoindre l’équipe du film Bang Gang (Une histoire moderne d’amour) pour une soirée électro endiablée dans un O’Chaud plein à craquer. Sous les faisceaux de lumière rouge et le martellement incessant des basses, on pourrait se croire dans un film de Gaspar Noé où les personnages auraient été remplacés par des festivaliers en plein délire.

Article rédigé par Dom

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