Cannes 2011 #00 : prologue

Ce soir, le 64ème Festival de Cannes s’ouvrira avec le nouveau film de Woody Allen, Minuit à Paris, présenté hors compétition. Pour la première fois, je serai présent à Cannes pour toute la durée du Festival (du 11 au 22 mai) et je tenterai de vous faire partager mon expérience ici même, au quotidien (si possible).

Pour cet épisode 0, débutons par quelques remerciements. Tout d’abord, Sandra de In The Mood For Cannes, sans qui je n’aurais pas obtenu d’accréditation et qui m’a apporté de nombreux conseils pour le Festival, tout comme Marine de 2MuchPoney , Lucile de Elle aime le Cinéma et Nico de Filmosphere. Il convient désormais que vous arrêtiez deezer, winamp, ou tout autre logiciel diffusant de la musique compressée pour écouter ce fantastique morceau :


Je me rends effectivement pour la toute première fois à un festival cinéma – j’ai assisté à deux séances de l’Etrange Festival 2010 à Paris, ce qui a plus ou moins préservé ma virginité festivalière.

En début de journée, je récupérerai mon accréditation « cinéphile ». Pour l’un des plus grands festival de cinéma au monde – si ce n’est le plus grand ou du moins, le plus médiatisé –, il est tout à fait naturel de séparer les festivaliers par des grades donnant accès à certaines séances. Cette accréditation cinéphile est le grade le plus faible – mais il n’y a rien de mieux que de commencer tout en bas de l’échelle, non ? Elle me permet, dans la théorie, d’accéder aux projections de la Sélection Officielle, de la sélection Un Certain Regard, la Quinzaine des Réalisateurs ainsi que de la Semaine de la Critique. Présenté ainsi, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, seulement toutes les autres accréditations (presse, exploitants, …) sont prioritaires pour accéder aux salles. Quant à la Sélection Officielle, dont les films sont projetés au Grand Théâtre Lumière, le badge doit être accompagné d’une invitation, à retirer sur place en quantité limitée – et à des horaires totalement aléatoires. Deux alternatives se présentent au festivalier « cinéphile » : poireauter à l’accès de dernières minutes où une poignée d’élus sont autorisés à rentrer juste avant le lancement du film ou bien mendier tel un misérable cinéphile en manque au pied du palais – une méthode valable y compris pour les personnes sans badge, à laquelle Marine B. m’a coaché et je la remercie à nouveau.

Assister à toutes les projections désirées est donc une mission impossible, Cannes proposant une myriade de films issus des quatre coins du monde sur une période si limitée. A l’heure actuelle, je me sens comme un gamin de 6 ans à l’école des fans de Jacques Martin ; je viens de terminer ma petite chanson et je vise la pile de jouets avec des yeux étincelants. Seulement, il y a des milliers de gamins qui s’apprêtent à fondre dessus aussi, et des plus balèzes – vous voyez la métaphore des badges ? Il va falloir se battre (cordialement) et ruser au quotidien.
Malgré tout, il est nécessaire d’établir un planning, ne serait-ce que pour sélectionner les films à voir absolument. Les critères de sélection sont multiples et difficiles : il y a les affinités avec certains réalisateurs, certains acteurs, d’intrigants synopsis et bien sûr, le plaisir de découvrir de nouveaux cinéastes. Certains films ont déjà un distributeur français ainsi qu’une date de sortie alors que d’autres pourraient ne jamais voir le jour dans nos contrées. Il serait alors judicieux de privilégier ces derniers, mais comment résister à l’appel de films comme The Tree of Life de Terrence Malick (projeté à Cannes le 16 mai, en salles le 18), Drive de Nicolas Winding Refn (sortie en France le 15 octobre) ou encore Melancholia de Lars Von Trier (en salles le 17 août) ?

Dans le monde parfait des bisounours, je parviendrais à voir les films suivants :
Drive de Nicolas Winding Refn
Ichimei de Takashi Miike
La Piel Que Habito de Pedro Almodovar
Melancholia de Lars Von Trier
L’Apollonide – Souvenirs de la Maison Close de Bertrand Bonello
Sleeping Beauty de Julia Leigh
The Artist de Michael Hazanavicius
The Tree of Life de Terrence Malick
This Must Be The Place de Paolo Sorrentino
We Need to Talk About Kevin de Lynne Ramsay
Le Gamin au Vélo de Jean-Pierre et Luc Dardenne
Loverboy de Catalin Mitulescu
Le 31 Août à Oslo de Joachim Trier
Restless de Gus Van Sant
The Murderer de Na Hong-Jin
Koi No Tsumi de Sion Sono
Les Géants de Bouli Lanners
Play de Ruben Ostlund
Return de Liza Johnson
The Other Side of Sleep de Rebecca Daly
Take Shelter de Jeff Nicols
Mourir auprès de toi, court-métrage de Spike Jonze suivi de Walk Away Renée (Jonathan Caouette)
Snowtown de Justin Kurzel
Sauna on Moon de Zou Peng

Bien sûr, après tout cela, une petite mousse avec Robert De Niro, président du Festival, s’impose ! Car Cannes, c’est aussi du glamour, les paillettes, les stars, le tapis rouge et des fêtes jusqu’à l’aube – enfin, d’après ce que je vois à la TV chaque année.
En fin de journée, mon premier tour sur la croisette m’a conduit sur une route cosmopolite, où les grands hôtels revêtissent d’immenses publicités de films (Transformers 3, La Guerre des Boutons, Pirates des Caraïbes, Cowboys & Aliens). Des badauds étaient attroupés près du plateau du Grand Journal de Canal + en répétitions et, au bout, il y a le Grand Théâtre Lumière qui attend l’arrivée du tapis rouge. J’ai déjà eu la chance de croiser deux grandes stars du cinéma américain, Harrison Ford et Olivia Wilde, la preuve avec cette photo :

Ok, ils sont en carton, mais ce sont bien eux ! J’ai tout de même aperçu en chair et en os Emir Kusturica, qui préside le jury de la sélection Un Certain Regard. Voilà, c’est tout pour cette introduction. Le vrai coup d’envoi sera pour moi jeudi, étant donné qu’il sera probablement impossible d’obtenir une invitation pour assister à la projection de Minuit à Paris.

Pour tous les blogueurs présents à Cannes, vous pouvez vous referez à cet article de Camille sur CineManiac – ce qui me permets de me décharger de la responsabilité d’oublis éventuels.

Episode suivant : Minuit à Cannes.

Article rédigé par Dom

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4 commentaires

  1. C’est cool profite bien 🙂 (prend le numéro d’olivia pour moi vue qu’elle est libre maintenant 🙂 )

  2. Tu as vraiment beaucoup de chances, profite bien et fais partager 😉

    Je suis preneur aussi pour Olivia 😀

  3. Merci messieurs, mais vous pensez bien que si je parvenais à obtenir le numéro de la miss, je n’irais pas le divulguer. Chacun pour soit ! 😉

  4. Ah moi j’aimerais bien y aller pour le Festival de Cannes cette année !

    C’est prévu

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