Critique : Comment Savoir (James L. Brooks)

Comment Savoir

Film américain
Réalisateur : James L. Brooks
Avec : Reese Witherspoon, Paul Rudd, Owen Wilson, Jack Nicholson, Kathryn Hahn
Titre original : How do you know
Scénario de : James L. Brooks
Directeur de la photographie : Janusz Kaminski
Monteurs : Richard Marks, Tracey Wadmore-Smith
Durée : 121 mn
Genre : Comédie, Romance
Date de sortie en France : 26 janvier 2011

 

 

 

 

La trame :

Lisa, remerciée de l’équipe nationale de softball réévalue les priorités dans sa vie pour trouver l’amour véritable.

 

Bande Annonce (VOST) :

 

Critique

Il est rare, le grand Jack Nicholson ; trois longues années se sont écoulées depuis Sans Plus Attendre, sa dernière apparition cinématographique après avoir sauvé Scorsese du naufrage, avec l’aide de Leonardo DiCaprio, dans l’opportuniste remake d’Infernal Affairs. Il est si rare qu’il serait dommage de bouder les apparitions de cette légende vivante du cinéma américain, et pourtant, cette nouvelle collaboration avec James L. Brooks, qui l’avait dirigé dans Pour le pire et pour le meilleur, est plus que dispensable. A film spécial, critique spéciale.

Pour le meilleur

Il y a une scène plutôt sympathique qui confronte Jack Nicholson – qui apparaît fantomatiquement tout au long du film – à Paul Rudd. Une poignée de répliques sont assez amusantes et il y a aussi un plan en plongée original sur un parapluie. Voilà pour le meilleur.

Pour le pire

Grâce à dialogues insipides et des personnages aussi attachants que des chaussettes, alors que ce ne sont pourtant pas des acteurs de secondes zones qui les interprètent, eh bien on peut dire que James L. Brooks réalise l’exploit cinématographique de ce début d’année 2011, voire de toute l’histoire des comédies romantiques, en créant un laxatif audiovisuel concentré en léthargie.
L’originalité n’est pas ce qui prime au cinéma, fort heureusement ; on peut faire un bon film en s’appuyant sur des clichés, en utilisant des archétypes et des personnages stéréotypés, mais il faut y mettre du cœur et s’appliquer à sa tâche. Comment Savoir est une banale partie de ping-pong : la balle est une blonde (Reese Witherspoon) qui passe du côté du blond sportif, neuneu et coureur de jupons (Owen Wilson) à celui du brun bureaucrate, maladroit et en pleine détresse (Paul Rudd). Durant deux heures lymphatiques qui semblent infinies, la blondinette hésite à s’engager vraiment avec l’un ou bien à tout plaquer pour l’autre au cours de saynètes fades, portées sur un humour aussi dévastateur qu’une blague Carambar, sans aucune recherche dans leur mise en scène et accompagnées par des musiques doucereuses et insupportables de Hans Zimmer, venu se fourvoyer aussi dans cette galère. En annexe, il y a du softball, du baseball, et une histoire de fraude du côté du brun et de son paternel (Jack Nicholson), mais on s’en fout puisque James L. Brooks s’en fout aussi : il conclut son film en laissant tout cela en suspens !
Un affront inqualifiable au cinéma, et rien d’autre.

Il n’y a absolument aucune raison d’aller voir ce film : rendez-vous dans n’importe quel cinéma pour voir n’importe quel métrage et je vous garantis que vous passerez un meilleur moment que devant cette ignoble purge. La vie est courte, préservez ces deux heures ! Faites un château de sable… Retrouvez un(e) ami(e) que vous avez délaissé pour bavarder autour d’un verre…. Prenez soin de votre corps, allez courir et prenez un bon bain après l’effort… Faites le point sur votre avenir, sur vos projets…Quoi que vous fassiez, éviter ce film ne peut être que bénéfique.

0.5 étoile

Article rédigé par Dom

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5 commentaires

  1. Bonne critique, note objective, ce film est destiné au mieux, pour tout les fans de Plus belle la vie. C’est une épreuve, c’est mauvais, mal joué, agaçant, très très agaçant.

    James L. Brooks, F U

  2. J’ai donc bien fait d’aller au mariage de mon frère, pour suivre la mise en pratique de ta conclusion.

    Vivemente-tron

  3. Gloups, rien que ça ^^.

  4. Je suis le quatrième commentaire ici.
    C’est la foule.
    Tout ça pour dire que j’ai bien aimé ce film.
    Pas la peine de dire pourquoi, je ne blablate pas pour jouer au critique à 2 balles.
    C’est fou ce qu’on peut perdre son temps sur le net.

    Ciao !

  5. @gonzu, oui, ça se bouscule souvent pour les chefs d’oeuvre.
    Jean-Sébastien Chauvin des Cahiers du Cinéma a sur-kiffé le film, et on peut savoir pourquoi pour 6 balles.
    A bientôt !

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