Critique : Date Limite (Todd Philips)

Date Limite

Date Limite

Film américain
Réalisateur : Todd Philips
Avec : Robert Downey Jr., Zach Galifianakis, Jamie Foxx, Michelle Monaghan, Danny McBride, Juliette Lewis, Todd Philips, RZA
Titre original : Due Date
Scénario de : Alan R. Cohen, Alan Freedland, Adam Sztykiel, Todd Phillips
Directeur de la photographie : Lawrence Sher
Monteuse : Debra Neil-Fisher
Durée : 95 mn
Genre : Comédie
Date de sortie en France : 10 novembre 2010

 

 

 

La trame :

Peter Highman doit rejoindre Los Angeles pour assister à la naissance de son fils. Dans l’avion, un malentendu, provoqué par Ethan Tremblay, un imbécile rencontré à l’aéroport, va le conduire à être interdit de vol. N’ayant plus aucun papier, Peter est contraint de traverser les Etats-Unis en voiture aux côtés de sa nouvelle connaissance.

 

Bande Annonce (VOST) :

 

Critique

L’année dernière, Todd Philips, jusqu’alors réalisateur de comédies ordinaires et inoffensives, a créé l’évènement avec Very Bad Trip, virée à Las Vegas burlesque et hilarante qui, en plus de recevoir les éloges des critiques et des spectateurs, dynamita le box-office comme jamais pour un film de cet acabit. Avec ce Date Limite et la suite de Very Bad Trip en cours de tournage, tout porte à croire que Philips n’est pas prêt de changer une recette qui marche.

Malgré l’abandon du format du buddy movie pour mettre en scène un duo de personnages au caractère incompatible, la nouvelle comédie de Philips porte toute l’influence de la précédente, baignant dans une enveloppe musicale similaire et régie également par un compte à rebours. Une ascendance mise en évidence par Zach Galifianakis, révélation de Very Bad Trip, qui rempile pour un rôle d’imbécile calamiteux quasiment identique, si ce n’est plus maniéré, répondant au nom d’Ethan Tremblay. Face à lui, Robert Downey Jr., dans un registre routinier, joue Peter Highman, architecte devant retourner aux côtés de sa femme, sur le point d’accoucher, à Los Angeles.

Date Limite - Juliette Lewis & Zach Galifianakis

Le prétexte pour interdire de vol les deux hommes, rencontrés par accident, tout en égarant le portefeuille de Peter pour le condamner à prendre la route avec Ethan annonce une comédie fade aux gags lourdauds. Pourtant, après cette amorce laborieuse, la dualité de ces personnages contraints à traverser les Etats-Unis ensemble est l’occasion de créer une flopée de situations cocasses et politiquement incorrectes. Ethan, perché sur un nuage (de marijuana), rêve d’une carrière d’acteur à Hollywood et ne jure que par la série Mon Oncle Charlie. Son aptitude à être à côté de la plaque en toute situation pousse Peter hors de ses gonds et c’est sans surprise que leurs mésaventures vont transformer l’animosité en amitié, au fils des péripéties.

Le parcours des deux énergumènes est fait d’embûches et de tôles froissées. Les rencontres, limitées, permettent de croiser Juliette Lewis en mère de famille dealeuse de dope ; Jamie Foxx en pote de longue date et, accessoirement, ex de la femme de Peter ; et Danny McBride en employé de banque peu conciliant, pour une confrontation mémorable. L’antagonisme entre Robert Downey Jr. et Zach Galifianakis est souvent désopilant, plus par leur talent d’acteur, ayant parfaitement saisi comment provoquer le rire, que par leurs lignes de dialogues, moins percutantes que dans le précédent film de Philips. Date Limite, c’est avant tout deux acteurs qui permettent à une comédie un peu paresseuse, de devenir un road trip distrayant du premier au dernier coup de volant.

Note : 6/10

 

Conseillé à

  • ceux qui se sont déjà fendus la poire grâce à Zach Galifianakis dans Very Bad Trip
Déconseillé à

  • toute personne allergique à l’asphalte.
Article rédigé par Dom

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7 commentaires

  1. Lol toute personne allergique à l’asphalte ^^. Sinon j’hésite entre ça et Welcome to the Rileys pour ce soir. Dur, dur.

  2. Je n’ai pas vu Welcome to the Rileys, mais j’ai lu quelques retours plutôt mitigés (remarque, sur celui là, c’est pareil). Pile ou face ? :p

  3. @Dom: et on dirait que c’est une tendance les avis divergents en ce moment. Je viens de lire une critique pour excellente sur Scott Pilgrim, enoncant meme qu’il s’agit du meilleur film d’Edgar Wright…

    Comme quoi, le cinema est et a toujours ete qu’une question de gouts 😉

    Sinon rassurant de voir un avis plutot positif sur ce film, d’autres l’ayant juste descendu en fleche, parfois a raison car on voit bien qu’il s’agit de surfer sur le carton de Very Bad Trip en attendant de reellement remettre le couvert.

  4. @ko_porter, pour Scott Pilgrim, je pense que ce soit parfaitement normal qu’il divise radicalement.

    Pour Date Limite, même si on rit, ça ne laisse pas présager le meilleur pour Very Bad Trip 2 : si Todd Philips compte appliquer la même formule pour chacun de ses nouveaux films, ils vont vite devenir rébarbatifs. Mais il pourrait être sauvé par la bande de potes qui a vraiment été très bien choisie pour le premier opus ; une alchimie et un charisme aussi pour grands pour de (presque) parfaits inconnus, c’est rare.

  5. Je l’ai vu, je me suis bien éclaté dessus. Par contre, je lui ai mis 7. Rien que pour certaines scènes (surtout à la frontière mexicaine et chez le best pote). Tu peux voir ma critique sur mon blog.

  6. La bande-annonce m’a fait trèèèèèèèèèès peur ^^ et comme je dois être une des seules spectatrices à ne pas avoir rigolé une minute en visionnan VBT… Je pense que je vais passer mon tour 🙁
    (Merci pour ton avis en tout cas ^^)

  7. En effet Yuko, si la bande-annonce ne te séduit pas, ne va pas perdre ton temps au cinéma, tu n’y trouveras rien de plus.
    (et d’autant plus si tu n’as pas aimé Very Bad Trip !)

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