Test Blu-ray : La vie privée de Sherlock Holmes

Fiche Technique :

La vie privée de Sherlock Holmes (1970) réalisé par Billy Wilder
Avec : Robert Stephens, Colin Blakely, Geneviève Page, Christopher Lee, Tamara Toumanova, Clive Revill
Titre original : The Private Life of Sherlock Holmes
Durée : 125 min
Genre : Policier, Comédie, Aventure
Blu-ray testé : Edition française – Région B
Pistes Audio : Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titres : Français
Format d’image : 2.34:1
Codec : MPEG-4 AVC
Résolution : 1080p
Editeur : L’atelier d’images

Synopsis :

Dans leur appartement de Baker Street, Holmes et Watson voient arriver une jeune veuve sauvée des eaux de la Tamise. Se nommant Gabrielle Valladon, cette dernière semble amnésique mais va vite retrouver la mémoire. Le fin limier et son équipier vont être entrainés dans une enquête hors du commun, où ils croiseront Mycroft Holmes, le frère de Sherlock, la reine Victoria et le monstre du Loch Ness.

Le film :

Avec La vie privée de Sherlock Holmes, Billy Wilder et le scénariste I.A.L. Diamond s’empare de la figure culte créée par Sir Arthur Conan Doyle pour mettre l’accent sur ses travers, sa part d’ombre, tout en le plongeant dans une aventure digne de ses enquêtes. Ce Sherlock Holmes campé brillamment par Robert Stephens, au maniérisme idéal, touche à la cocaïne et ressent un certain malaise en présence des femmes, et c’est une séduisante épouse en détresse qu’il va devoir aider, Gabrielle Valladon (Geneviève). Avec le fidèle Docteur Watson (Colin Blakely), cette enquête les conduira jusqu’en Ecosse pour des rencontres des plus surprenantes. Brillant par sa reconstitution de l’ère victorienne, ce long métrage polisson trouve le parfait équilibre entre le sérieux de ses enjeux et un humour très prononcé, par la finesse des dialogues mais aussi des situations parfois saugrenues. Quelque part, redécouvrir ce film aujourd’hui laisse entrevoir un héritage entre ce projet de Billy Wilder et l’univers des frères Coen. On se surprend à penser parfois aux situations impossibles de The Big Lebowski. Malgré ces éléments, le film apparaît marqué par le temps, dans sa façon assez simpliste de faire progresser son aventure, où les indices sont une suite de coïncidences – certes, jouant pour le versant comique. La vie privée de Sherlock Holmes reste toutefois une œuvre de Wilder intéressante par sa relecture du personnage, mais aussi cette fascinante mélancolie qui s’empare du dernier acte du film.

Bande annonce (VO) :

 

Le Blu-ray

– Image :

En terme d’image, c’est un blu-ray vraiment décevant, et pourtant, aucune édition, même à l’étranger, ne semble surpasser l’aspect technique de cette sortie française. Plusieurs éléments sont à prendre en considération, comme des effets d’éclairage et de brouillard qui viennent contrarier la restauration mais toutefois, l’image ne se montre pas à la hauteur du support dans la quasi totalité de ce long métrage, y compris dans les intérieurs où l’image reste bien trop douce, marquée par quelques rayures et un fourmillement plus ou moins prononcé. Les noirs tendent vers le gris tandis que la colorimétrie ne trouve rarement de stabilité. Une poignée de gros plans sur les visages des comédiens se conforment avec les attentes d’un blu-ray d’une œuvre des années 70, mais c’est une bien maigre satisfaction avec ce transfert si hétérogène.

– Son :

Seule la piste en VO est testée.
Pour la partie audio, La vie privée de Sherlock Holmes séduit bien plus avec sa piste en DTS-HD master audio stéréo. Pas de souffle, de craquement ni d’autres traces du temps. On remarque un mixage plutôt équilibré, avec des voix qui se détachent parfaitement des compositions de Miklós Rózsa. Le dynamisme reste limité mais avec son niveau de sortie, cela ne trouble en rien le déroulement du film.

– Bonus :

Sauf précision, les bonus sont en définition standard.
– Scènes coupées (50 min), scènes coupées au travers de dialogues, avec pour illustration des photos et extraits de scénario. Il y a quelques scènes véritablement tournées aussi.
– Christopher Lee : Mr Holmes, Mr Wilder. Interview de 15 min.
– Elementaire mon cher Wilder. Genèse et coulisses du film (13 min, en HD)
– Entretien avec le monteur Ernest Walter (29 min)
– Fin alternative inédite (1 min 30, dialogue sur une photo des comédiens)
– Making of inédit (52 min)
– Présentation d’Eddy Mitchell dans « La dernière séance » (2 min)
– Bande annonce originale

 

Film :
3 étoiles
Image:
2.5 étoiles
Son :
4 étoiles
Bonus :
5 étoile
Avis Global :
3 étoiles
Article rédigé par Dom

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