Test Blu-ray : 20 000 jours sur Terre

20000-jours-terre-blu-ray

Fiche Technique :

20 000 jours sur Terre (2014) réalisé par  Iain Forsyth et Jane Pollard
Avec : Nick Cave, Warren Ellis, Kylie Minogue, Ray Winstone
Titre original : 20,000 days on earth
Durée : 97 min
Genre : Documentaire, Musique, Drame
Blu-ray testé : Edition française – Région B
Pistes Audio : Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 & 2.0
Sous-titres : Français
Format d’image : 2.35:1
Codec : MPEG-4 AVC
Résolution : 1080p
Editeur : Carlotta Films

 

Synopsis :

24 heures dans la vie de la célèbre rock star d’origine australienne Nick Cave. Une journée en apparence comme les autres, mais où les notions de réalité et de fiction finissent par se brouiller et s’entrelacer…

Le film :

Nick Cave n’est peut-être pas une des figures les plus reconnues du rock dans nos contrées, il n’en reste pas moins un artiste majeur, dont la musique hante films et séries. D’ailleurs, si ce film n’aborde Nick Cave qu’au travers de son œuvre musicale, il faut rappeler qu’il est un proche collaborateur de John Hillcoat, à la fois scénariste et compositeur (The Proposition, Des Hommes sans loi). 20 000 jours sur Terre est un documentaire musical atypique, proposant de suivre l’artiste lors de sa 20 000ème journée parmi les vivants, de son réveil jusqu’aux profondeurs de la nuit. Si A Hard day’s night avec les Beatles optait pour une synthèse journalière sous le signe de l’humour et de la musique, ce film réalisé par Iain Forsyth et Jane Pollard avec l’active participation de Nick Cave recherche plus à dresser le portrait d’un artiste au travers d’une mise à nu mise en scène, pulvérisant son concept même par le détournement de cette fameuse journée en un sinueux voyage introspectif et créatif. Face à un psychanalyste ou accompagné en voiture par les apparitions spectrales de collaborateurs ou de proches (Ray Winstone, Kylie Minogue), Nick Cave évoque son travail de musicien, replonge dans sa jeunesse, expose ce qu’il recherche avec sa musique et examine le lien mystique entre un chanteur et son public. Sa parole et les dialogues, souvent passionnants, effacent la platitude formelle de certains échanges, et ils se trouvent jalonnés par des séquences musicales, de la genèse de l’album Push the sky away jusqu’à une sublime interprétation du morceau « Jubilee Street » à l’opéra de Sydney. Du processus créatif à la vague galvanisante d’un concert, 20 000 jours sur Terre dépeint un homme qui, comme dans le roman de Jules Vernes, Vingt mille lieues sous les mers, a mis le cap sur un monstre insaisissable. Une œuvre intimiste et séduisante à l’image de la musique narrative de Nick Cave & the Bad Seeds : Nick raconte son histoire comme il conterait une histoire. Il déclare d’ailleurs au début du film que ses morceaux déforment et amplifient son vécu, lorsqu’il ne recherche pas diaboliquement un contrepoint à développer. De l’art de travailler son art, et sa propre petite légende.

Bande annonce (VOST) :

 

Le Blu-ray

– Image :

Dans ce film marqué par la météo capricieuse (mais prolifique) de Brighton, on passe du domicile de Nick Cave à une salle de concert, l’articulation entre les différents lieux étant des conversations en voiture. Filmé en Alexa – hormis pour quelques plans capturés en studio et offrant une qualité moindre –, 20 000 jours sur Tere montre une image haute définition qui brille en premier lieu par ses contrastes et la profondeur de ses noirs. Le piqué, précis, et un niveau de détail élevé sont plus que satisfaisants, même si le film ne peut s’élever au rang de démonstration technique. Les couleurs sont riches et aucun défaut n’est à relever.

– Son :

Seule la piste en VO est testée.
Dès le compteur de jours en ouverture du film, toute l’installation est sollicitée dans un maelström de sons disparates. La vigueur est de mise, et bientôt suit l’amplitude dynamique et la subtilité : quiétude des échanges entre Nick et ses différents interlocuteurs, voix-off parfaitement positionnée dans le mixage et la musique composée par Nick Cave et Warren Ellis va et vient comme le mouvement de la marée. En studio, la précision acoustique pour chaque instrument frappe tandis que l’énergie musicale en concert, certes plus confuse, impressionne par sa puissance. Piste parfaite pour savourer une œuvre musicale.
A noter que les paroles des chansons n’ont pas été sous-titrées.

– Bonus :

Les bonus sont en haute définition
– Making-of (15 min)
– Bande-annonce
– Scènes coupées (durée totale 33 min) :
Nick Cave et le groupe font une démo
Discussion avec Darian Leader I
Nick Cave et le groupe enregistrent
Discussion avec Darian Leader II
Warren Ellis au violon
Discussion avec Darian Leader III
Nick Cave et Ray Winstone parlent de Fish and chips
Les Archives I
Répétition Your funeral my trial
Les Archives II
Répétitions Stranger than kindness
Les Archives III
Where the wild roses grow, par Nick Cave & the Bad seeds et Kylie Minogue

 

Film :
3.5 étoiles
Image:
4 étoiles
Son :
5 étoiles
Bonus :
4 étoile
Avis Global :
3.5 étoiles
Article rédigé par Dom

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2 commentaires

  1. Le genre de « film-cerveau » toujours passionnant quand on suit une personnalité à la créativité « foisonnante » comme celle de ce musicien-scénariste qui, sans jamais se mettre au premier plan a écrit et mis en musique des moments de cinéma solides et rugueux. Des hommes sans loi, The Proposition et bientôt une relecture de The Crow.

  2. Et merci pour ce test! hâte de le revoir

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