Breaking Bad : bonne dope

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C’est en 2008 que la série américaine Breaking Bad voit le jour. A son compteur, pas moins de cinq saisons, pour un total de 62 épisodes de 47 minutes. Retour sur cette série qui dépasse le cadre du petit écran.

Le créateur de la série, Vince Gilligan, est entre autre connu pour avoir fait partie des scénaristes de la série X Files : aux frontières du réel, dont il a même réalisé deux épisodes. Côté cinéma, Gilligan a également co-signé le scénario de Hancock de Peter Berg. Après l’aventure X Files, il avait pour ambition de créer une série où le personnage principal évoluerait au fil des épisodes, en soulignant que la télévision a trop souvent cherché à maintenir ses personnages dans l’immobilisme afin que les séries puissent durer plusieurs années, voire décennies.

La série Breaking Bad se déroule à Albuquerque (Nouveau-Mexique) et se concentre sur Walter White (Bryan Cranston), un professeur de chimie sur-qualifié et père de famille, qui, ayant appris qu’il est atteint d’un cancer du poumon à un stade avancé, sombre dans le trafic de drogue. Afin de payer sa chimiothérapie et d’assurer l’avenir financier de sa famille, il se lance dans la fabrication et la vente de méthamphétamine, avec l’aide de l’un de ses anciens élèves, Jesse Pinkman (Aaron Paul).

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Comment parler de cette série sans s’attarder sur son casting ? A commencer par son protagoniste, l’illustre Walter « Heisenberg » White interprété par l’excellent Bryan Cranston, connu auparavant pour son rôle de Hal dans la série Malcolm. Le comédien parvient après la comédie à exposer son talent dans le registre dramatique. Avec Breaking Bad, Cranston s’ouvre les portes du cinéma hollywoodien (Drive, Contagion, Total Recall mémoires programmées, Argo, Godzilla) qui voit en ce comédien sans aucun doute l’un de ses meilleurs nouveaux éléments. Pour l’anecdote, le comédien Anthony Hopkins écrivit une lettre à Bryan Cranston pour lui exprimer son admiration après avoir regardé la série.
Mais que serait Walter White sans son complice Jesse Pinkman ? Il est bon de rappeler qu’à la base, Jesse Pinkman était censé mourir à la fin de la première saison, mais constatant l’alchimie entre Aaron Paul et Bryan Cranston, Gilligan décida finalement de sauver Pinkman pour qu’il demeure un personnage majeur dans les saisons suivantes. Il est en effet difficile de ne pas s’attacher à ce personnage. Une série révélatrice pour le jeune homme que l’on a pu retrouver au cinéma dans le remake de La Dernière Maison sur la Gauche, Smashed, et que l’on verra prochainement dans l’adaptation du jeu vidéo Need For Speed.
Au casting, on retrouve également Anna Gunn, Dean Norris, Bob Odenkirk, Giancarlo Esposito, Jonathan Banks, Betsy Brandt, RJ Mittle ou encore Jesse Plemons.

Le budget de la série est de 3,2 millions de dollars par épisode, une somme relativement élevée pour une série de chaîne câblée – AMC. Lors du tournage de la troisième saison, un manque de fonds a contraint la série à concentrer un épisode sur la relation entre Walter et Jesse (saison 3, épisode 10 « La Mouche ») dans un décor unique, minimisant ainsi les coûts de production sans perdre de vue l’intensité dramatique.

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Breaking Bad laisse une emprunte de génie digne du registre du septième art. C’est une de ces séries qui se regarde comme un film-fleuve. La force de Breaking Bad tient également dans sa technique. La série fait preuve d’une grande originalité dans sa mise en scène. La manière d’introduire chaque épisode relève de l’exploit. Le spectateur a le droit à une séquence totalement décontextualisée par rapport au fil de l’action qui précède le très court et subtil générique. Chaque épisode est une pièce du puzzle de la saison en cours.
Au-delà d’effets visuels bluffant, il est important de souligner l’importance accordée à l’univers sonore dans la série. On doit la bande originale de Breaking Bad à Dave Porter. Les images et les sons s’accordent avec harmonie, donnant parfois un aspect clipesque à la série. Tout est dans la subtilité et le détail.
L’intelligence scénaristique implacable, les personnages parfaitement développés et le dynamisme, clé de la série, embarquent le spectateur tambour battant jusqu’au final. Une série qui va sans aucun doute révolutionner les codes et influencer bon nombre de séries et films à venir. Breaking Bad : des montagnes russes sensorielles.

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A l’occasion de la sortie des coffrets DVD/Blu-ray de Breaking Bad, saison 5 partie 2 et de l’intégrale, Sony a eu la merveilleuse idée d’organiser un marathon samedi 18 janvier ! Ce fut ainsi l’occasion pour certains de découvrir les huit derniers épisodes et pour d’autres, de les redécouvrir sur grand écran, au Club de l’Etoile. Après un second visionnage, dans des conditions des plus agréables, il ne fait aucun doute que cette série laissera son emprunte dans le temps.

Article rédigé par Jean-Christophe

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