Cannes 2012 #00 : Prologue

Demain débutera la 65ème édition du mythique Festival de Cannes. Douze jours de cinéma, de glamour, d’euphorie et de folies durant lesquels je vous rapporterai mon expérience au quotidien, notamment avec Jean-Victor de cloneweb, non pas ici mais sur les sites d’Allocine et de Carte noire. Une indexation des articles publiés sera toutefois tenue sur Silence Action mais en attendant, voici un prologue à cette édition qui s’annonce aussi excitante que la précédente, si ce n’est plus.

L’année dernière, l’aventure Cannes était une première pour moi, équipé de ma petite accréditation cinéphile qui m’aura tout de même permis de profiter pleinement du festival, tout en répertoriant tous les plus qu’apporte une accréditation d’un rang plus élevé.
Cette fois, j’aurais autour du cou une accréditation pro du Short Film Corner, ayant soumis hors compétition Soixante-dix, mon premier court métrage – ironie du sort, s’il a été accepté à Cannes, il s’est vu refusé au festival Takavoir pour lequel il avait été tourné !
Quelle différence alors ? Un accès à toutes les zones du festival sans restriction, notamment au niveau du Palais qui m’était accessible seulement avec un pass à la journée ou bien lorsque je devais assister à une projection dans l’une de ses salles mais surtout, un système de réservation d’invitations au Grand Théâtre Lumière grâce à des points qui se cumulent automatiquement chaque jour. Dans les faits, la mendicité pour obtenir des invitations n’est pas à exclure : des amis expérimentés du festival cannois m’ont informé que les réservations sont souvent délicates et affichent complet sans crier gare.
En plus d’assouvir ma soif de films et de fêtes à gogo, j’aurais également pour mission de démarcher des sociétés de production – ou de tomber face à un gentil mécène – pour financer mon troisième projet de court métrage, intitulé Dix briques d’amour, ou du moins, de gagner de l’expérience sur la vente d’un projet. Des rendez-vous sont déjà pris : le 21 mai, j’assisterai à une conférence tenue par David Pope, directeur de la London Film Academy, sur l’art de « pitcher » – présenter de façon aussi concise que séduisante son projet de film. Je pourrais tester mes nouvelles connaissances le 23 mai devant les caméras de la chaîne Shorts TV, organisatrice d’un concours de pitch qui permettra au lauréat de toucher une bourse à l’écriture.

Bien que l’absence de certains grands cinéastes pourrait être à déplorer, tels que Terrence Malick, Paul Thomas Anderson ou bien Wong Kar Wai – qui viendra toutefois présenter un court métrage baptisé Déjà vu –, n’ayant pas achevé leur film respectif – rendez-vous à la Mostra de Venise ? – , la Sélection Officielle se montre particulièrement alléchante.
Tout d’abord, grâce à la présence de quatre réalisateurs déjà récompensé d’une Palme d’Or : Michael Haneke, qui présentera Amour, Cristian Mingiu (Au-delà des collines), Ken Loach (La part des anges), et Abbas Kiarostami (Like someone in love).
Ensuite, hormis ces lauréats de la récompense suprême, les grands noms du 7ème art sont légion. L’une de mes plus grandes attentes vient d’Holy Motors de Leos Carax, réalisateur des superbes Mauvais Sang et Les Amants du Pont-Neuf, qui n’a pas tourné de long-métrage depuis Pola X en 1999 – à noter toutefois une excellente contribution à Tokyo! avec son délirant segment Merde ! Je suis si désireux de découvrir son nouveau film avec l’esprit clair que je n’ai absolument rien lu le concernant, si ce n’est que Denis Lavant, Eva Mendes et Kylie Minogue y tiennent les rôles principaux.
Andrew Dominik, réalisateur de l’excellent Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, présentera Killing them softly, toujours avec Brad Pitt dans le rôle titre. John Hillcoat apporte un nouveau western, Lawless ; l’immense Alain Resnais devrait encore nous surprendre avec Vous n’avez encore rien vu ; David Cronenberg fait déjà beaucoup de bruit avec son adaptation de Cosmopolis – au rang des adaptations sera également présenté Sur la route, de Walter Salles – ; Jacques Audiard, Thomas Vinterberg et Wes Anderson sont également de la partie ! Bref, une sélection qui met déjà des étoiles dans les yeux des cinéphiles, sans oublier de belles présentations hors compétition : Io e te de Benardo Bertolluci, Ai to makoto de Takashi Miike, ou encore Dracula 3D de Dario Argento.

Mais question cinéma, Cannes ne se limite pas à la Sélection Officielle, pour notre plus grand plaisir et notre plus grand malheur. Eh oui, tant de films implique de cruels choix au quotidien, sachant que certaines de ces oeuvres n’arriveront dans les salles que dans six mois ou que d’autres pourraient même ne pas y parvenir – le génial Wu Xia de Peter Ho-Sun Chan, vu l’année dernière, n’est toujours pas sorti en France ! La logique serait de privilégier les films aux dates de sorties éloignées, mais comment résister à l’appel de Cosmospolis, Moonrise Kingdom, De rouille et d’os et de Sur la route ? Surtout pour les découvrir dans le somptueux Grand Théâtre Lumière !
Dans Un Certain Regard, il ne faudrait pas manquer Antiviral, le premier film de Brandon Cronenberg, fils du grand David. Seront aussi dans cette compétition Laurence Anyways, troisième long de Xavier Dolan, Le Grand Soir de Benoît Delépine et Gustave Kerven, 7 dias en la Habana signé Benicio Del Toro, Pablo Trapero, Julio Medem, Elia Suleiman, Gaspar Noé, Juan Carlos Tabio et Laurent Cantet, 25 Novembre 1970, le jour où Mishima a choisi son destin de Koji Wakamatsu, …

Du côté de la Quinzaine des réalisateurs, de la semaine de la critique et de l’ACID, je n’ai guère eu le temps de me pencher sur les films sélectionnés – je compte aussi sur les retours d’autres festivaliers pour naviguer dans ces sélections –, mais on peut noter la présence de Michel Gondry avec The We and the I, de Sandrine Bonnaire avec J’enrage de son absence, de Noémi Lvovsky avec Camille Redouble ou encore un film à la durée remarquable de 5h20, Gangs of Wasseypur de Anurag Kashyap.
Cannes Classics pourra être l’occasion de redécouvrir sous un nouveau jour Lawrence d’Arabie, Tess ou encore Il était une fois en Amérique, avec 25 minutes de plus au compteur ! Pour les amateurs de sable fin, le cinéma de la plage diffusera gratuitement de nombreux films durant tout le festival, dont Les dents de la mer – quel cadre plus idyllique pour le film culte de Steven Spielberg ?

Nouveauté cette année pour les habitants de la région parisienne : le MK2 Bibliothèque diffusera le 25, 26 et 27 mai une quinzaine de films de la Sélection officielle et projettera la cérémonie de clôture. Plus d’infos pour la réservation des billets sur le site de MK2.

Pour rappel, vous pouvez suivre mes réactions en direct sur Twitter : @Silence_Action.
Et pour conclure, un conseil à tous les festivaliers qui découvriront Cannes pour la première fois : discutez ! Faites-vous des contacts dans les files d’attente, ayez du culot et même si cela ne payera pas toujours, gardez le sourire.

Article rédigé par Dom

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Un commentaire

  1. Covoiturage.fr vous invite à deux jours de projections à Cannes, pendant le festival, sélection de la Quinzaine des réalisateurs.
    Pour participer, il suffit de se rendre sur la page Facebook de Covoiturage, dans l’onglet concours photo. Mettez en scène le paper toy et prenez le en photo. Invitez vos amis à voter pour vous ou pour la meilleure photo !

    Le jeu se termine bientôt, soyez rapides !
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