[Test Blu-ray] Portrait d’une enfant déchue (Jerry Schatzberg)

Fiche Technique :

Portrait d’une enfant déchue (1970) réalisé par Jerry Schatzberg
Avec : Faye Dunaway, Barry Primus, Roy Scheider
Titre original : Puzzle of a downfall child
Durée : 104 min
Genre : Drame
Blu-ray testé : Edition française – Région B
Pistes Audio : Anglais DTS-HD Master Audio 1.0
Sous-titres : Français
Format d’image : 1.85:1
Codec : MPEG-4 AVC
Résolution : 1080p
Editeur : Carlotta Films

 

Synopsis :

Ancienne célébrité de mannequinat, Lou Andreas Sand s’est isolée dans une maison au bord de l’océan où elle tente de vivre autrement, en se consacrant à la poésie et à la sculpture. Abîmée par la dépression et les excès, elle reçoit la visite de son ami photographe Aaron Reinhardt.
Il tente avec elle de faire le point sur sa vie.

Mini-critique :

Trois ans avant l’obtention d’une Palme d’Or pour L’Epouvantail (1973), Jerry Schatzberg réalisait le portrait d’une mannequin brisée par la vie et son milieu, inspiré de la vie d’Anne St. Marie. Faye Dunaway incarne Lou Andreas, top model retirée dans une modeste propriété près de la mer où elle raconte les grands événements de sa vie à Aaron Rhinehardt (Barry Primus), photographe et ami de longue de date qui a l’intention de réaliser un film sur celle qui, durant un temps, fit la couverture de Vogue.
En pleine montée du Nouvel Hollywood, Schatzberg livre un film au montage libéré des conventions du cinéma classique. Les « cut » se montrent souvent secs et permettent de développer une atmosphère particulièrement angoissante pour les souvenirs et rêves douloureux du mannequin. Pourtant, malgré le magnétisme de Dunaway, ce Portrait d’une enfant déchue manque de force dans son récit qui ne parvient jamais à matérialiser le tourbillon néfaste qui conduit la jeune femme vers la dépression. L’univers cruel et difficile de la photographie de mode semble seulement survolé, et c’est plutôt dans son versant d’un amour impossible que le film montre ses plus belles scènes. Un regret hante le regard de Dunaway jusqu’au bout et on finit par se dire que le scénario aurait dû donner plus d’importance aux sentiments plutôt qu’à la profession, malgré que ces deux univers s’entrechoquent en permanence. Un autre souvenir du cinéma indépendant des années 1970 qui s’adresse avant tout aux inconditionnels de Faye Dunaway.

Bande annonce (VOST) :

 

Le Blu-ray

– Image :

Bien dépoussiéré, le film affiche une belle colorimétrie et des contrastes solides. Le grain est hétérogène sans pour autant perturber le regard et c’est plutôt du côté du piqué et du niveau de détails que le Portrait d’une enfant déchue montre ses plus grandes faiblesses, surtout dans les scènes les moins éclairées. Exempt d’artefacts et de défauts quelconques, il s’agit là d’un transfert en haute définition assez réussi pour un film de 1970.

– Son :

Seule la piste en VO est testée.
Version originale sous-titrée en français obligatoire. C’est du DTS-HD Master Audio mais l’on reste avec un mono qui bride tout éclat ; mais à quoi bon exiger plus, puisque le film ne présente pas une piste sonore très travaillée. Voix et effets sont restitués avec suffisamment de clarté pour rendre l’aspect audio de ce blu-ray propre et agréable à l’oreille.

– Bonus :

Les bonus sont en haute définition.
– Le film révélé (12:40). Pierre Rissient revient sur sa découverte du film.
– Illusion et réalité (51:06). Entretien avec Jerry Schatzberg, mené par Michel Ciment.
– Bande annonce 2011

 

Film :
3 étoiles
Image:
3.5 étoiles
Son :
3.5 étoiles
Bonus :
4 étoile
Avis Global :
3 étoiles
Article rédigé par Dom

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