[Critique] Jig (Sue Bourne)

De la passion, des émotions fortes, des histoires de personnalités uniques dont la vie se balance entre l’amour et l’obsession pour la danse irlandaise. Ces grandes âmes, parfois étriquées dans des corps trop étroits, racontent l’histoire de leur vie : qu’est-ce que la danse irlandaise représente pour eux, d’où provient l’idée de la pratiquer et jusqu’où peut-on aller pour être en accord avec son besoin de respirer qui, dans ce cas, ne concerne plus l’air pur, mais sa véritable Passion.

Jig – c’est le titre du film réalisé par Sue Bourne qui a suivi des danseurs d’Irlande, de Birmingham, de Londres, d’Ecosse, des Pays-Bas et de Moscou pour ensuite monter ce film documentaire. C’est l’histoire de leurs sacrifices sur la route pour la coupe du monde, derrière laquelle ne se trouve aucune récompense pécuniaire. Le travail est très dur, les heures de répétitions tendent vers l’infini, les rivales sont pugnaces, les sacrifices sont indénombrables et la détermination se mêle à l’espoir de gagner. Est-ce qu’ils vont dépasser les limites entre la passion et l’obsession?

On reste dans le cadre du film documentaire, qui nous place parfaitement dans la position du spectateur engagé dans le destin de ses héros. Parce que chaque personne qui a senti au moins une fois dans sa vie l’odeur de la passion, des doutes et de la motivation qui nous guident vers un but comprendra le message caché de Jig.

L’action est menée tambour battant : dès les premières minutes du film, on arrête de respirer pour mieux ressentir les émotions des danseurs et de leur famille. Les caractères des héros et leurs moyens financiers diffèrent tous des uns des autres – mais ils partagent tous le même but : gagner. La chose qui les lie est le travail extrêmement dur à la fin duquel chacun voit la gloire d’être sacré le meilleur.
On encourage nos héros, on souffre avec eux, on rit avec eux et on pleure à la fin… On vit leur histoire, parce que c’est une histoire vraie.
Le spectateur est dans cette bulle d’émotions pour sortir du cinéma purifié – la Katharsis, disait Aristote. Sauf qu’il n’y a pas d’acteurs ici : ce sont des gens qui ne vivent que pour une seule chose, la danse irlandaise. L’âge, la culture et les moyens financiers n’ont pas d’importance – la passion domine chaque désir.

Le film est rempli des très belles images qui sont bien montées et accompagnées par des musiques qui épousent l’action. La sélection des danseurs suivis au cours du film a été fait judicieusement, chaque aventure va jusqu’à son terme. Parfois, les effets de répétition de certaines scènes ralentissent le rythme du film mais on pardonne cette faute à la jeune réalisatrice – parce qu’on est prêts à pardonner beaucoup à des personnes qui créent avec passion une oeuvre cinématographique.

3.5 étoiles

 

Jig

Film britannique
Réalisateur : Sue Bourne
Durée : 97 min
Genre : Documentaire
Date de sortie en France : 30 novembre 2011
Distributeur : Distrib Films

Bande Annonce (VOST) :

Article rédigé par Magdalena

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Un commentaire

  1. Le documentaire à vraiment le mauvais rôle au cinéma … Non seulement il est bouder par la majorité des spectateurs (qui en revanche se fond un plaisir de regardé de sévissions de télé réalité de Tf1)
    Mais en plus de ça il est extrêmement compliqué à réalisé car il offre sur la forme des multiples choix qui peuvent l-rendre l’ouvre chiante ou alors vicérale .

    Félicitation au réalisateur pour réalisateur pour avoir réussie son oeuvre

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