Olivia Wilde : interviews et photos

La délicieuse Olivia Wilde s’est prêtée à l’exercice de l’interview par Jon Favreau, qui la dirige dans le blockbuster qui viendra conclure l’été : Cowboys & Envahisseurs. Ensemble, ils reviennent sur sa chute à cheval, Tron : L’héritage, son engagement à Haïti, son rôle dans The Change-up, et sa relation avec les réalisateurs. Pour ceux qui ne maitrisent pas la langue de Shakespeare, j’ai traduit l’intégralité de ces interviews et vous retrouverez en fin d’article des photos de l’actrice qui a débuté dans l’équipe du docteur House.

Petite précision sur les traductions : étant donné qu’il s’agit plus d’une conversation – avec la fâcheuse tendance de ne pas terminer certaines phrases -, que d’une interview en bonne et due forme, quelques bribes ont été passées sous silence mais l’essentiel est là.




Une tête dure

Jon Favreau : Tu es tombée d’un cheval
Olivia Wilde : Oui c’était une mauvaise chute.
Jon : C’est la chose la plus effrayante que j’ai vu sur un plateau de cinéma.
Olivia : C’était vraiment effroyable.
Jon : Il y avait toi, tous les véritables cavaliers, les acteurs et ton cheval a …
Olivia : Ce qui s’est passé c’est qu’on est devenu impudent puisqu’on faisait du cheval depuis 3 mois et nous galopions en groupe et mon cheval, qui était le plus jeune, n’a pas voulu effectuer la cascade avec le saut. A l’instant où j’ai commencé à chuter, je me souviens avoir pensé « oh merde », je savais ce qui allait se passer, que tous les autres arrivaient derrière. Et qui a empêché les autres de me piétiner ? Walton Goggins (un acteur, ndt), qui a mis son cheval en travers pour bloquer le passage.
Jon : Il y avait une quarantaine de chevaux, c’était dingue. Je savais que tu avais déjà une expérience avec les chevaux.
Olivia : Oui, je savais comment tomber alors je me suis recroquevillée et j’ai roulé.
Jon : Tu n’as pas été assommée.
Olivia : Ensuite, on m’a conduit à l’hôpital, je n’avais aucun traumatisme crânien ni d’hémorragie et ils m’ont dit que j’avais la tête la plus solide qu’ils aient jamais vu.
Jon : Nous n’avons même pas modifié le calendrier du tournage.
Olivia : Non tout était ok parce qu’il s’agissait de plans larges et tu as pu t’en tirer sans. J’ai bien regardé cet instant au cours du film et on ne devine rien. Juste parce que je suis une fille, quand on tombe, n’importe où, que ce soit dans la rue ou ailleurs, c’est la fierté qui en prend un coup avant tout. Au moment où je suis tombé, je me suis dit « Ne pleure pas, ne pleure pas ». J’ai regardé en l’air et Harrison Ford a dit « A-t-elle besoin d’un médivac ? » parce qu’il souhaitait prendre son hélicoptère !




Tron

Jon Favreau : Tron : l’héritage a été un grand pas en avant pour toi.
Olivia Wilde : Oui. Les gens ne savaient pas tout à fait ce que c’était mais ils allaient faire quelque chose de cool et quelqu’un allait devoir interpréter le premier rôle féminin, mais le rôle n’avait pas encore été défini quand je suis arrivé. Ils pensaient qu’il s’agirait d’une femme fatale et au final, on a totalement abandonné cette idée. J’ai pu vraiment collaborer avec l’équipe artistique et j’en suis assez fière car c’est quelque chose qui est venu de mon imagination. Et si je n’avais pas réalisé ce travail sur Tron, je n’aurais pas été aussi confiante en pré-production avec vous, partager des idées, et me sentir à l’aise avec toi, Harrison Ford, Daniel Craig.
Jon : Non, tu n’étais pas du tout timide, et je ne réprouve jamais ce que suggèrent les acteurs, même les enfants. Je vois toujours une opportunité d’approfondir la réalité de l’instant.
Olivia : On avait affaire à de nombreuses questions philosophiques. Je te posais de nombreuses questions sur la nature de mon personnage.
Jon : Tu as eu de la chance de travailler avec Jeff Bridges. J’ai travaillé avec lui juste avant, sur Iron Man.
Olivia : Oui, et c’est lui qui m’a dit de ne pas hésiter à partager des idées avec toi. « Parle avec Jon. Jon est cool ».
Jon : Attends, Jeff Bridges a dit que j’étais cool ? C’est énorme. The Dude dit que je suis cool !




Un portail vers un autre univers

Jon Favreau : Il semblerait que tu te rends à Haïti assez souvent ?
Olivia Wilde : Tous les 3 mois. Nous tenons un collège gratuit, le seul de Haïti, et je m’y rendais déjà avant le tremblement de terre, nous sponsorisions une école primaire.
Jon : Tu en parlais au cours du tournage, vous avez projeté Maman j’ai raté l’avion ! là-bas.
Olivia : Nous avons toujours projeté des films pour les enfants dans les écoles et les communautés de Port-au-Prince. Il y a, à l’extérieur, un bidonville qui s’appelle Cité Soleil, considéré comme un des endroits les plus dangereux de l’hémisphère occidental. Deux semaines avant le tremblement de terre, nous avions mis un drap blanc sur un mur pour projeter un film grâce à un petit vidéo-projecteur installé sur un camion et nous pensions avoir un dessin animé français et quand nous avons lancé le DVD nous avons réalisé qu’il s’agissait de Maman, j’ai raté l’avion ! Je me sentais si humilié car je pensais qu’ils le détesteraient mais ils ont adoré le film. Ils l’ont adoré car c’est un portail vers un autre univers.
Jon : Ca se passe dans une banlieue de Chicago.
Olivia : Oui et ils ne comprennent pas ce qu’est la neige. Ils en ont peut-être entendu parler mais c’est hallucinant et magnifique, ces flocons blancs.
Jon : Mais ils connaissent Noël ?
Olivia : Ils connaissent Noël mais ça n’a rien de spécial. Et rien ne change au niveau du climat, il y a peut-être moins d’ouragans l’hiver mais le thème principal du film, Macaulay Culking qui est seul dans cette immense demeure à manger et à jouer leur a tellement plu car ils se sont demandés « Quel est cet univers ? » A un moment, le drap est tombé et deux adolescents d’une quinzaine d’années ont couru pour le remettre en place au plus vite. Tout le monde était emballé. C’était génial de voir ça. Ensuite on a construit un cinéma ; après le tremblement de terre, les camps de réfugiés se sont multipliés et ils voulaient un centre communautaire et donc, nos équipes ont transformés le bâtiment qui sert de centre en semaine et de cinéma le weekend. C’est aussi super que beaucoup de nos membres du conseil d’administration de Artists for Peace and Justice, notre organisation, sont des acteurs qui peuvent apporter leurs films là-bas. Maria Bello a projeté La momie – La tombe de l’empereur dragon, un des premiers films qui fut montré au cinéma, et qui pour beaucoup d’enfants fut leur premier film.
Jon : Un film qui est une suite !
Olivia : Une suite, mais ils comprennent.
Jon : Où est The Rock ? (rires)
Olivia : Ils avaient donc Maria dans la salle et dans le film, ils ne saisissaient pas, ça les a époustouflé. C’est dans le documentaire que l’on a tourné sur ce cinéma, Sun City Picture House. J’ai hâte d’amener Cowboys & Envahisseurs à ces enfants, ils vont être sidérés.




Un rôle différent

Olivia Wilde : Juste après la fin du tournage de Cowboys & Envahisseurs je suis passée à The Change-up. Je trouve que c’est intéressant de jouer dans deux films si différents qui sortent le même été (The Change-up sort le 21 septembre 2011 en France, ndt).
Jon Favreau : Je pense que c’est intéressant car tu fais la promotion d’un des films et tu montres aux gens une autre part de toi, et je pense que lorsque quelqu’un émerge, bien que tu sois connue à Hollywood, c’est bien de pouvoir se présenter sans avoir à répéter la même chose.
Olivia : Je pense que certaines personnes qui verraient les deux films ne feraient pas la connexion avec moi. Ce qui est cool.
Jon : Oui, tu sembles totalement différente.
Olivia : Mais mon apparence dans ce film (Cowboys & Aliens, ndt) est ma préférée. C’est la première fois que je joue une femme.
Jon : Vraiment ?
Olivia : Oui, je pense que j’ai joué beaucoup de filles et Ella (son personnage dans le film, N.d.T) est une femme qui a de la sagesse.
Jon : Ce que j’aime c’est que lorsque les gens te voient dans la bande annonce, il se disent « Oh Olivia est tellement belle » ou « elle est trop bonne » et nous avions pris très tôt la décision de t’habiller vraiment, et tu es recouverte de vêtements jusqu’aux épaules.
Olivia : Sauf au cours d’une scène que l’on aperçoit dans la bande annonce.
Jon : Ce qui est cool aussi car on te voit de la même façon durant tout le film et soudain… wow ! L’effet recherché fonctionne. Et dans la salle de montage, Steven (Spielberg ? Producteur exécutif, ndt) a montré le film a Michael Kahn, son monteur, et il a posé des question sur toi, ta relation avec Daniel (Craig, ndt), tout sur toi, même d’insérer quelques plans supplémentaires de toi.
Olivia : Je suis impressionnée.




Se diriger soi-même

Jon Favreau : Nous jouons tous les deux dans le premier film d’Alex Kurtzman en tant que réalisateur, Welcome to People. J’ai un petit rôle d’une journée.
Olivia Wilde : J’ai tourné durant 10 jours. Je joue enfin aux côtés de Jon Favreau.
Jon : Mais nous n’avons aucune scène en commun.
Olivia : Je suis impatiente que l’on joue réellement ensemble.
Jon : Eh bien, avec celui-ci (Cowboys & Envahisseurs, ndt), les aliens sont une partie de moi. Je n’ai pas fait de motion capture mais j’ai parfois mimé leur comportement.
Olivia : Tu n’as même pas fait d’apparition, comme Hitchcock.
Jon : Je ne l’ai pas fait.
Olivia : Je serais incapable de me diriger moi-même. Je ne sais pas comment on fait, ça semble impossible.
Jon : je l’ai déjà fait. C’est le pire…
Olivia : Comment tu fais ? Tu cours jusqu’au moniteur voir ce qui a été tourné ?
Jon : Tu hurles « COUPEZ » au visage de quelqu’un qui est dans la scène ! C’est le pire car tu ne peux pas tout à fait réaliser lorsque tu joues.
Olivia : Oui, comment tu vérifies le jeu d’acteur ?!
Jon : Quand tu réalises et que tu joues ce n’est pas une expérience de traditionnelle de tournage, parce que tu as ton jeu à l’esprit – ou non ! Mes meilleures performances ne sont pas celles des films que j’ai réalisé.
Olivia : J’aime ma relation avec les réalisateurs car ils peuvent me surprendre, me manipuler, et ainsi obtenir des choses que je n’aurais même pas imaginé pouvoir réaliser. C’est ce que j’aime.
Jon : Comment font-il ? Donne un exemple.
Olivia : Je ne sais pas…
Jon : Fais une tête de chien. Ca tourne ! (rires) Les gens peuvent demander des choses affreuses mais si tu es avec les bonnes personnes, tu peux aller loin. Tu dois avoir confiance.
Olivia : Je suis très confiante. C’est pour cela que je ne travaille pas avec n’importe quel réalisateur, la plupart du temps je refuse des projets parce que je ne sens pas d’alchimie avec le réalisateur.
Jon : Malgré ça, merci d’avoir participé à mon film. (rires)
Olivia : C’était surtout pour l’argent ! (rires)
Jon : C’était pour ça ? T’as toujours voulu jouer une cowboy.

Olivia Wilde en photos : (cliquez dessus pour agrandir)

Thirteen, dans la série House M.D.

Princesse Inanna, dans Year One

Quorra, dans Tron : l’héritage

Ella, dans Cowboys & Envahisseurs

Article rédigé par Dom

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2 commentaires

  1. John farveau et Génial et Olivia Wilde ma vraiment surpris pendant cette interview . J’hésitais à me déplacer pour voir le film depuis ma désillusion avec iron man 2 mais bon lire l’humour de ses deux personnes charismatique ma remotivé

  2. J’espère que Favreau a tiré profit des lacunes de ses Iron Man. C’est un peu un réalisateur fainéant : il fait le minimum syndical pour transposer le scénario. Croisons les doigts!

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