Cannes 2011 : The End

Les valises défilent devant le Martinez et le Carlton depuis deux jours, c’est la fin ! Tous les films en compétition ont été diffusé et la cérémonie de clôture aura lieu ce soir. Résumé des épisodes précédents et mon avis sur le futur palmarès.

Commençons par une petite photo du bar à bière de la soirée Kubrick :

Cette soirée qui m’a valu un réveil bien difficile vendredi 20 mai pour voir Drive, le nouveau film de Nicolas Winding Refn avec Ryan Gosling. L’histoire d’un as de la conduite, cascadeur de jour, braqueur de nuit. Le film se déroule avec une fluidité et une dextérité très plaisantes et Refn donne une touche élégamment kitsch à son long-métrage qui connait de nombreux accès de violence. Gosling est assez impressionnant, froid comme une machine, rappelant les traits de Christian Bale dans American Psycho. Un divertissement bien emballé.
Je souhaite ensuite voir The Murderer, sacrifié pour voir Sauna on moon la veille mais la fatigue et la faim me poussent à abandonner : hot dog et sieste. Je décide de me rendre au cinéma La Licorne pour une séance de rattrapage de Hazenu No Tsumi, film en Sélection Officielle, à la séance de 17:00. C’est l’heure maudite pour moi : comme au film d’Alain Resnais, je m’endors au bout de 5 minutes pour voir les 30 mn de fin. Les scènes que j’ai vu sont assez belles sans fioritures et le film semble assez poétique. Enfin je ne peux pas dire grand chose en ayant vu que des parcelles…

Après un diner bien mérité avec des camarades participant à la montée des marches pour Drive, je me rends à la salle Debussy pour Le 31 Août à Oslo, un film de Joachim Trier. Un junky sort d’un centre de désintoxication pour se rendre à un entretien d’embauche dans la capitale norvégienne. Il y croise des amis et se plonge au milieu des destins possibles des personnes qu’il rencontre, tout en cherchant à recontacter son ancienne petite amie. C’est plutôt bien traité, avec de très belles séquences, notamment pour les scènes nocturnes. Une réussite, sans prétention.

Je poursuis la soirée en me rendant au pied des marches pour photographier l’équipe de Drive avant de me rendre à une soirée avec les fripons de l’ESRA. Voici donc Thierry Frémaux (délégué général du festival de Cannes), Ryan Gosling et Nicolas Winding Refn en train de discuter au pied du tapis rouge :

Mes camarades me racontent leurs exploits de la soirée précédente (j’étais avec Romain de Lyricis et Nico de Filmosphere à la soirée Kubrick) : infiltration sans invitation qui leur a permit de passer la soirée avec Jamiroquai (entre autre). Nous parvenons à accéder à la plage du Carlton où l’ambiance est chaude. Dans un coin du chapiteau, la déco est celle d’une chambre et sur un mur est projeté des films de Godard. Plutôt marrant…

Après une nuit de sommeil plus conséquente (7 heures ! la première depuis le début du festival), je file à mon stand d’accréditation pour récupérer une place pour la montée des marches de 22:30 pour Bir Zamanlar Anadolu’da. Direction ensuite Debussy pour découvrir le 3ème film du réalisateur russe Andrei Zviaguintsev : Elena. Un sombre drame familial où l’argent est la source de tous les maux. Le film possède une formidable atmosphère grâce à sa mise en scène particulièrement précise, dans ses choix de cadrage et mouvements de caméra. (Le film remportera d’ailleurs dans la soirée le Prix Spécial du Jury Un Certain Regard).
Pour la fin, je décide de tenter une double montée des marches en assistant à la projection de La Source des Femmes – un film que je n’avais pas du tout envie de voir car je n’aime pas vraiment le cinéma de Radu Mihaileanu – à 19:00. Sur ma route pour me changer, je m’arrête au bar du Martinez pour saluer Marine de 2MuchPoney, présente pour le weekend de fin. Je tombe à nouveau sur Christiane Kubrick – je la soupçonne de m’avoir suivi partout -, valises autour d’elle, prête pour quitter la croisette. Diner, me laver, me saper, prend finalement plus de temps que prévu et j’abandonne La Source des Femmes. Premier problème : je lis sur twitter que Bir Zamanlar Anadolu’da est un film assez infâme (et il dure 2h30) et qu’aucune de mes connaissances ne fait la montée des marches… Je pars donc méditer à la plage orange pour tomber sur Louisa qui m’apprend qu’une dernière projection de Guilty of Romance (Koi No Tsumi) de Sion Sono a lieu dans un des petits cinéma reculés. Je donne ma place pour la montée des marches devant le palais (il y avait plus de donneurs que de mendiants d’ailleurs) et nous filons au Studio 13. Petite salle, old school, sans climatisation, avec la tête du voisin d’en face bien sur l’écran. Autant dire que le film n’a pas été visionné dans des conditions exceptionnelles mais il ne fallait pas le manquer car il avait la particularité d’être présenté en version longue (2H20 au lieu de 1H50). Difficile d’émettre un avis dessus : ai-je adoré ou l’ai-je trouvé médiocre ? Mon sens de l’appréciation s’est égaré définitivement. On suit une jeune femme mariée à un romancier qui mène une vie plate, sans rapport sexuel avec son conjoint. En trouvant un boulot dans un supermarché, elle va faire une rencontre qui fait basculer son destin : elle commence à faire des séances de photographies qui vont la conduire à la prostitution. Entre drame psychologique et thriller, Guilty of Romance développe une étrange atmosphère. Grossier par moment, scabreux (les scènes de sexe sont nombreuses), on pourrait facilement démonter le scénario par ses branches chétives mais pour ceux qui pénètreront (oula !) dans le film, il y a une singulière expérience cinématographique à vivre. S’en suit la soirée EuropaCorp pour célébrer La Source des Femmes, à la Villa Chic. Il faut être patient : environ 30 minutes pour rentrer ; autant pour obtenir un mojito. Le DJ n’est pas mauvais mais l’endroit est surpeuplé. Retour à la croisette vers 3h, en petit train – oui oui, il n’y avait pas un service de bus mais un service de petit train – pour terminer la nuit au 3.14, lui aussi blindé à craquer. A 4h, j’arrive à trouver un kebab ouvert, je descend sur la croisette en le dévorant pour croiser, incognito, mister Ryan Gosling retournant probablement à son hôtel. Vous me demanderez sûrement, mais pourquoi ne pas avoir fait de photo avec lui ? Tout simplement parce qu’un groupe de jeunes pas très nets était derrière lui et je ne souhaitais pas qu’il soit reconnu (et en plus, il téléphonait). Au cours du festival, j’aurais pu poser aux côtés d’une dizaine de célébrités mais par peur de les dévoiler aux yeux des badauds, j’ai préféré les laisser en paix.

Devant le Grand Théâtre Lumière, les déplacements sont difficiles avant la montée des marches.

Nous sommes donc dimanche 22 mai et je n’ai que très peu écrit ici, j’ai souvent été évasif, et je n’ai pas cité toutes les personnes rencontrées au cours du festival. J’en suis profondément désolé. Je ferai le bilan dans la semaine mais je me rends compte que j’ai vu plus d’une vingtaine de films tout en profitant de la vie nocturne, ce qui n’est pas mal pour un premier festival. Aujourd’hui, il y a des séances de rattrapage, malheureusement, toutes les séances auxquelles je pourrais accéder concernent des films déjà vu ! J’aurais beaucoup aimé voir This Must Be The Place ou Habemus Papam mais il faudra désormais attendre leur sortie en salle. La mission du jour va consister à trouver une invitation pour assister à la cérémonie de clôture et Les Biens Aimés, film de clôture hors compétition de Christophe Honoré.

Je suis parvenu à voir 12 films en sélection officielle sur 20. Un joli score puisque j’en avais sélectionné 10 à ne pas manquer. Quoi qu’il en soit, voici mes pronostics pour le palmarès qui sera dévoilé ce soir sur Canal + à partir de 19:15 :

Palme d’Or : The Tree of Life de Terrence Malick
Grand Prix : Polisse de Maiwenn ou Footnote de Joseph Cedar
Prix d’interprétation féminine : Tilda Swinton (pour We Need to Talk About Kevin)
Prix d’interprétation masculine : Sean Penn (pour This Must Be The Place que je n’ai pas vu ; je me base donc sur les conversations que j’ai pu avoir avec d’autres festivaliers)
Prix du scénario : La Piel que Habito de Pedro Almodovar
Prix de la mise en scène : Drive de Nicolas Winding Refn ou The Artist de Michel Hazanavicius

Bientôt le retour à la normale sur Silence Action avec de vrais articles sans fautes d’orthographe et des phrases de plus de cinq mots !

Episode suivant : Palmarès et Bilan du Festival de Cannes 2011.
Voir aussi : Cannes 2011 en photos et vidéos.

Article rédigé par Dom

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Un commentaire

  1. Palme d’Or : The Tree of Life de Terrence Malick
    YEAH !

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