Critique : Easy A (Will Gluck)

Easy A

Film américain
Réalisateur : Will Gluck
Avec : Emma Stone, Amanda Bynes, Patricia Clarkson, Lisa Kudrow, Stanley Tucci, Penn Badgley, Malcolm McDowell, Thomas Haden Church, Nathaniel Hawthorne
Scénario de : Bert V. Royal
Directeur de la photographie : Michael Grady
Monteuse : Yana Gorskaya
Durée : 92 mn
Genre : Comédie
Date de sortie en France : aucune, à ce jour !
Disponible en DVD Z1 et Blu-ray region free depuis le 21 décembre 2010

 

 

 

 

La trame :

Pour éviter un weekend de camping avec les parents de sa meilleure amie, Olive, une lycéenne impopulaire, raconte qu’elle doit voir un certain George. Le lundi, sa copine pense qu’elle a perdu sa virginité avec le fameux inconnu et la nouvelle se répand dans tous les couloirs. Désormais populaire, Olive doit faire face à sa nouvelle réputation

 

Bande Annonce (VO) :

 

Critique

Nous en rêvions, Will Gluck l’a fait : donner le premier rôle à Emma Stone qui, jusqu’à maintenant, se contentait de camper des personnages secondaires, que ce soit aux côté d’Anna Faris dans le décevant House Bunny ou bien dans la bande de Woody Harrelson pour l’excellent Bienvenue à Zombieland. Easy A nous plonge dans le microcosme d’un lycée américain où Emma Stone joue la charmante mais impopulaire Olive, jusqu’au jour où les rumeurs sur ses sulfureux weekends vont tout changer.

I’m Popular

Je prétends, donc je suis. C’est pour éviter un embarrassant weekend avec les parents délurés de Rhiannon (Alyson Michalka), sa meilleure amie, qu’Olive s’invente un rencard. C’est face à l’impossibilité de convaincre son amie qu’elle n’a pas perdu sa virginité, qu’Olive devient, par la célérité des échanges aux téléphones mobiles et du bon vieux bouche à oreille, la nana à la réputation la plus sulfureuse de son bahut. Etre populaire et passer à l’acte au plus vite sont des priorités adolescentes sur lesquelles se concentrent Easy A en établissant un parallèle avec La Lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne, œuvre étudiée par les élèves du bienveillant professeur de lettres, Mr. Griffith (Thomas Haden Church). Incapable de garder le contrôle de son image, Olive embrasse sa nouvelle réputation pour venir en aide aux autres esseulés, que ce soit à cause de leur physique ou de leur orientation sexuelle. En quelque jours, la réservée Olive se transforme en une prostitué chimérique, œuvrant à flatter la réputation de garçons ne rentrant pas dans le moule de la normalité, leur seule chance de survie à l’âge ingrat où tout n’est qu’apparence et potins.

La réputation de fille facile d’Olive, qu’elle tente de cacher à ses parents, couple cocasse formé par Patricia Clarkson et Stanley Tucci, l’extirpe de l’anonymat complet pour le meilleur et pour le pire. Elle s’attire ainsi les foudres d’un groupe de puritains chrétiens menés à la baguette par Marianne (Amanda Bynes), dont le vœu de chasteté la pousse en croisade contre celle qui, soit disant, ouvre ses jambes plus souvent que la sainte Bible.

Le regret d’une époque révolue

Maniant le cynisme et l’humour pince-sans-rire comme aucune autre lycéenne, le personnage d’Olive permet à Emma Stone, radieuse et poilante, de démontrer tout son potentiel comique dans un rôle affriolant qu’elle saisit avec naturel. Malgré la mise en scène passe-partout de Will Gluck, le rail nostalgique sur lequel nous conduit le scénario de Bert V. Royal permet à Easy A de se démarquer des dernières productions du genre qui se contentent, bien souvent, de collectionner les blagues potaches et situations burlesques. Car Olive est une romantique, une fille en voie de disparition qui regrette les années 1980 et la naïveté (relative) qui habitait les comédies adolescentes de John Hughes – réalisateur de films tels que Breakfast Club, La Folle journée de Ferris Bueller ou encore Maman, j’ai raté l’avion!, John Hughes nous a quitté à l’âge de 59 ans, en 2009 –, qui voit son cinéma célébré dans un hommage sincère et inattendu.
Drôle, parfois hilarant – l’ex Friends Lisa Kudrow est exceptionnelle –, Easy A dresse le portrait d’une génération en manque de valeurs, en quête d’un autre soi conforme aux idéaux communs, se sacrifiant sur l’autel du paraître. Une belle comédie pour réhabiliter la lettre « A », trop associée à l’Adultère dans une ère en manque d’Amour.

Malheureusement, Easy A, annoncé initialement au 5 janvier 2011 pour être déprogrammé, risque de ne jamais gagner les salles de cinéma françaises. Quoi qu’il en soit, le film est disponible à l’import avec des sous-titres français.

Note : 8/10

Easy A en DVD et Blu-ray sur Amazon.com

Easy A est désormais disponible en France sous le nom « Easy Girl »

Article rédigé par Dom

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4 commentaires

  1. Dommage qu’il ne paraisse pas en France, ça me tente bien de l’importer après avoir lu ta critique.

  2. Je l’ai commandé la semaine dernière, hâte de le recevoir celui-là.

  3. @nony-ju, il vaut le détour, et pour peu que tu apprécies Emma Stone, tu seras comblé.

    @Marvelll, j’espère qu’il te plaira aussi !

  4. Bon ben voilà, je l’ai vu. Je me suis un peu emmerdé dessus mais bon. Je mettrais ma critique prochainement.

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