Critique : Whiteout (Dominic Sena)

Whiteout

Film américain, canadien
Réalisateur : Dominic Sena
Avec : Kate Beckinsale, Gabriel Macht, Tom Skerritt, Columbus Short, Alex O’Loughlin
Scénario de : Jon Hoeber, Erich Hoeber, Chad Hayes, Carey Hayes
Directeur de la photographie : Christopher Soos
Monteurs : Stuart Baird, Martin Hunter
Durée : 101 mn
Genre : Thriller
Date de sortie en France : 21 Octobre 2009
Disponible en DVD et Blu-ray depuis le 23 Février 2010

 

 

 

 

La trame :

A la veille de l’évacuation hivernale d’une base américaine située en Antarctique, un pilote d’avion repère un cadavre dans une zone reculée. Carrie Stetko, seule présence policière sur place, mène l’enquête.

Bande Annonce (VOST) :

 

Critique

Rien de tel que l’Antarctique pour créer un thriller glacial et inquiétant. John Carpenter le démontra avec sa version de The Thing, monument de l’épouvante où la tension ne chute à aucun moment. Malheureusement, Whiteout est un film de Dominic Sena, responsable de l’anecdotique remake de 60 secondes chrono, entouré d’une bande de quatre tâcherons – si, si, ils s’y sont m’y à quatre pour pondre ce truc – en guise de scénaristes.

Miss Freeze

Le froid est mortel, au pôle Sud de notre planète bleue – tout comme l’ennui. Et l’ennui est le sentiment prédominant dans Whiteout où la radieuse Kate Beckinsale, en U.S. Marshal expatriée répondant au prénom de Carrie, se gèle les miches à mener une enquête des plus désolantes. Un péquenaud est retrouvé mort au milieu de nulle part, la moitié du visage ravagé, ce qui rappelle dans un terrible flashback un tragique incident à Carrie où un homme sur lequel elle tira se défenestra. Mais d’où vient ce cadavre ? Carrie, le docteur John Fury (Tom Skerritt), et le pilote Delfy (Columbus Short), rapatrient le corps à la base pour recevoir l’appel d’un type demandant à voir au plus vite la demoiselle de loi à la base Vostok, ancienne position russe désormais désaffectée. Evidemment, Carrie et son pilote s’y pointent et ça se passe plutôt mal alors que le thermomètre affiche -50°C.

Promenade polaire

L’énergumène qui avait appelé est retrouvé égorgé. Un type bien emmitouflé et au visage masqué s’en prend alors à Carrie, n’ayant peut-être pas vu de (belle) femme depuis fort longtemps, ce qui confère d’ailleurs au film les allures lointaines d’un slasher movie. Amochée d’une main, la détermination de Carrie à découvrir ce qui se cache derrière ces étranges évènements ne va pas faiblir, la conduisant sur les traces d’un probable trafic d’armes nucléaires. A aucun moment Dominic Sena ne parvient à rendre l’intrigue intéressante, le spectateur est confronté à des plans désertiques de neige – parfois jolis – et des séquences dans l’obscurité la plus profonde mais jamais angoissante. Whiteout ressemble à ces matinées hivernales où, déjà en retard pour vous rendre sur votre lieu de travail, le moteur de votre chère voiture couine pour ne jamais démarrer – le comble étant que cette situation soit présente dans une séquence du film ! Les acteurs, pris au piège dans la tempête de vacuité, récitent leurs répliques avec une platitude révélatrice de leur envie de quitter les lieux du tournage au plus vite. Le film est un supplice d’un bout à l’autre, même dans les scènes d’action, pauvres et illisibles, surtout lorsque cela se déroule en extérieur où la neige bouffe littéralement l’écran.

Conclusion

Whiteout est un thriller polaire peu recommandable, même les plus accrocs à Kate Beckinsale, seul argument pour jeter un coup d’oeil au film de Dominic Sena, retourneront au pas de course aux Underworld.

Note : 2/10

Article rédigé par Dom

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8 commentaires

  1. C’est vrai que c’est pas terrible. Tout le budget est passé dans le salaire de la belle car les CGI sont bien moches. La trame est convenue. Vite vu, vite oublié. Il faut dire qu’avec Dominic Sena aux manettes, on savait à quoi s’attendre.

  2. Une sévérité qui fait plaisir.

  3. @Pitivier, c’est sûr mais parfois, certains (mauvais) réalisateurs arrivent à sortir quelque chose de potable. Pour ma part, je déteste Paul W.S. Anderson – et je doute qu’il soit porté dans le coeur de beaucoup – et j’ai vraiment aimé son remake de Death Race, pour ses scènes d’action évidemment.

    @Cinemarium, et encore, on peut-être plus dur en le décortiquant dans le détail !

    @Mat, ce n’est pas l’expression que l’on a lorsqu’on regarde le film…

  4. Heureuse de voir que toi non plus tu n’as pas trouvé grand chose à sauver dans ce film ou plutôt ce naufrage…

  5. Raaaaah, ce qui est d’autant plus rageant, c’est que le comic book dont le film est tiré est carrément bien foutu !
    Gâchis !

  6. @PaKa, je ne suis pas familier avec le comics mais je pense comprendre la sensation que cela fait : je suis fan des jeux vidéo Resident Evil et à chaque fois que Paul W.S. Anderson pond – pour utiliser un terme neutre et poli – un nouvel opus, j’ai des envies de meurtre !

  7. Raaaah aussi, car je suis aussi fan des jeux RE et aussi systématiquement déçu par les bouses, pardon, les pontes de P.W.S Anderson !

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