Critique : Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (Woody Allen)

Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu

Film américain, britannique
Réalisateur : Woody Allen
Avec : Naomi Watts, Josh Brolin, Anthony Hopkins, Gemma Jones, Antonio Banderas, Freida Pinto, Lucy Punch
Titre original : You Will Meet a Tall Dark Stranger
Scénario de : Woody allen
Directeur de la photographie : Vilmos Zsigmond
Monteuse : Alisa Lepselter
Durée : 98 mn
Genre : Comédie, Romance
Date de sortie en France : 6 octobre 2010

 

 

 

La trame :

Les amourettes des membres d’une famille huppée à Londres.

Bande Annonce (VOST) :

 

Critique

Derrière ce long titre, Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu, se cache sans surprise une comédie dramatique dans la pure tradition des métrages de Woody Allen.
Dans la famille Shepridge, donnez-moi le père, Alfie (Anthony Hopkins), qui, après 40 années de mariage, décide de rompre avec sa bien aimée pour recommencer sa vie à zéro, tel un trentenaire tout neuf, ou presque. Abattue, son ancienne épouse, Helena (Gemma Jones), va trouver le réconfort dans les bonnes paroles d’une voyante qui la rencarde également sur l’avenir de sa fille Sally (Naomi Watts) et de son mari Roy (Josh Brolin), couple au point mort, dans l’attente d’une étincelle de génie de la part de l’époux, écrivain ayant connu un unique succès critique.

Woody Allen joue avec les cœurs de bourgeois britanniques dans une atmosphère légère et jazzy. De liaisons en lésions, les quêtes sentimentales (et professionnelles) de chacun lui permettent de dresser une critique sociale dans l’air du temps mais qui, malgré son casting de première classe dirigé avec brio, manque cruellement de mordant, surtout que le cinéaste se contente de tirer de vieilles ficelles éculées pour toute personne plus ou moins familière avec son œuvre. Les personnages, bien dessinés et habités, ne gagnent jamais en intensité, le récit étant tiraillé par les trop nombreux béguins. Il y a bien sûr de rares éclats, des disputes grisantes et quiproquos plaisants, mais rien ne pouvant masquer le dilettantisme de Woody Allen qui, dans un sens, ressemble au personnage de Roy : à la quête d’une muse – la charmante Freida Pinto – qui lui apporterait l’inspiration salvatrice.
Avec la voix-off qui accompagne des séquences ça et là, nous quittons les Shepridge aussi brutalement que nous nous sommes immiscés dans leur quotidien. Un amer et légitime sentiment d’inachevé prend le dessus dès les premières notes du générique final.

Note : 5/10

Article rédigé par Dom

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6 commentaires

  1. j’adore Woody Allen. Celui la, je vais le voir normalement demain.

  2. Tu soulignes exactement tout ce que je redoute dans ce long-métrage… du déjà vu ^^ Certes c’est Woody Allen, ce ne sera jamais mauvais mais je regrette toujours un peu la fraicheur qui a traversé sa filmographie avec Match Point ou encore Vicky, Cristina, Barcelona 🙂
    J’ai bon espoir pour le prochain !
    Merci pour cette critique en tout cas 🙂

  3. Et bien moi j’ai adoré. Un très bon Woody Allen avec des dialogues au ptis oignons et des comédiens au meilleur de leur forme. J’en redemande.
    http://pitivier-blog.blogspot.com/2010/10/vous-allez-rencontrer-un-bel-et-sombre.html

  4. @Yuko, Je pense que c’est un cinéaste qui va trop vite ; il faut laisser les idées mûrir, or, c’est incompatible avec son rythme de tournage.

    @Pitivier, eh bien je vais consulter ta critique ; à l’origine c’est une critique positive de Pascale de SurLaRouteDuCinema qui m’a incité à le voir.

  5. mais ce « sentiment d’inachevé », c’est là tout le sel de ce récit… qui ne signifie rien, comme cela est dit ! 😉
    bon, tu mets quand même la moyenne, c’est déjà ça…

  6. @Phil, oui, la fameuse citation ; enfin bon, pour moi je le prends presque comme du foutage de gueule… Si la vie n’a pas de sens, il faut en donner aux films !

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